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Charles Clément

Catalogue des bijoux du musée Napoléon III


Publié par Good Press, 2021

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066327170

Table des matières

I

ÉCRIN A.

ÉCRIN B.

ÉCRIN C.

ÉCRIN N° 1.

ÉCRIN N° 2.

ÉCRIN N° 3.

ÉCRIN N° 4.

ÉCRIN N° 5.

ÉPINGLES A CHEVEUX.

II

ÉCRIN N° 6.

PENDANTS D’OREILLES.

III

ÉCRIN N° 7 .

ÉCRIN N° 8.

ÉCRIN N° 9.

ÉCRIN N° 10.

ÉCRIN N° 11.

ÉCRIN N° 11 bis.

COLLIERS.

IV.

ÉCRIN N° 12.

ÉCRIN N° 13.

ÉCRIN N° 14.

ÉCRIN N° 15.

ÉCRIN N° 16.

ÉCRIN N° 17.

ÉCRIN N° 18.

ÉCRIN N° 19.

ÉCRIN N° 20.

ÉCRIN N° 21.

ÉCRIN N° 22.

ÉCRIN N° 25.

ÉCRIN N° 24.

ÉCRIN N° 25.

ÉCRIN N° 26.

ÉCRIN N° 27.

ÉCRIN N° 28.

ÉCRIN N° 29.

FIBULES.

V

FIBULES EN FORME D’ARC.

FIBULES DE FORMES DIVERSES.

ÉCRIN N° 52.

ÉCRIN N° 33.

ÉCRIN N° 54.

BRACELETS.

VI

ÉCRIN N° 35.

ÉCRIN N° 36.

ÉCRIN N° 37.

ÉCRIN N° 38.

BAGUES.

VII

BAGUES ÉTRUSQUES DE STYLE ARCHAÏQUE; LE CHATON ELLIPTIQUE, TRÉS-SAILLANT, RENFERME UNE LAME ESTAMPÉE ET CISELÉE, OU GRAVÉE EN CREUX, ET ENTOURÉE D’UNE BORDURE.

BAGUES ÉTRUSQUES AVEC SCARABÉES EN PIERRES DIVERSES.

BAGUES ÉTRUSQUES ORNÉES D’INTAILLES; ANNEAU GÉNÉRALEMENT ÉLARGI A SA PARTIE ANTÉRIEURE.

BAGUES ÉTRUSQUES OU ÉTRUSCO-ROMAINES DIVERSES.

BAGUES ROMAINES ORNÉES DE PIERRES DIVERSES; L’ANNEAU EXTÉRIEUREMENT CONVEXE EST PLAT A L’INTÉRIEUR.

BAGUES ÉTRUSQUES ET GRÉCO-ROMAINES ORNÉES D’UN ÉCUSSON GRAVÉ EN CREUX.

BAGUES ROMAINES DE FORMES DIVERSES.

BAGUES DIVERSES.

BAGUES ÉTRUSQUES, ROMAINES ET GRECQUES, AVEC ÉCUSSON GRAVÉ EN CREUX.

BAGUES DIVERSES.

VIII

PIÈCES DÉTACHÉES ET FRAGMENTS DIVERS DE BIJOUX OU D’AUTRES ORNEMENTS.

IX

OBJETS DE CULTE ET PIÈCES DIVERSES.

X

TERRES CUITES D’UN TRAVAIL DÉLICAT, LA PLUPART DORÉES.

ÉCRIN N° 52,

SCARABÉES.

XI

SCARABÉES ÉGYPTIENS ET ÉTRUSQUES EN ÉMAIL ET EN PIERRES DURES.

SCARABÉES LA PLUPART D’ORIGINE ÉTRUSQUE ET EN CORNALINE.

AMBRES.

XII

ÉCRIN N° 55.

IVOIRES.

XIII

ÉCRIN N° 56.

ÉCRIN N° 57.

ÉCRIN N° 58.

ÉCRIN N° 59.

ÉCRIN N° 60.

ÉCRIN N° 61.

ÉCRIN N° 62.

ÉCRIN N° 63.

XIV

OBJETS DIVERS, LA PLUPART EN VERRE DE COULEURS VARIÉES.

I

Table des matières

DIADÈMES.


ÉCRIN A.

Table des matières

1. DIADÈME GRÉCO-ÉTRUSQUE EN OR ET EN ÉMAIL. Il se compose d’un assemblage de petites lames d’or plus ou moins découpées et reliées entre elles par une bande, estampée en astragale, qui garnit tout le bord inférieur du diadème. Toute la surface antérieure est couverte d’ornements divers disposés avec beaucoup d’élégance, quoique sans symétrie réelle, et fixés sur les lames d’or qui servent de fond, les uns par de petites charnières, les autres par de petits pivots rivés. Vers le milieu de la hauteur on remarque, sur toute l’étendue du diadème, une série de petites marguerites, dont le centre est orné d’une perle de pâte de verre, et qui sont entourées d’autres fleurs semblables plus petites et de quelques palmettes émaillées. Une foule d’ornements du même genre couvrent tout le reste de la surface; tous sont façonnés de la manière la plus élégante, en feuilles d’or, en cordelé et en émail, et entremêlés de perles de pâte de verre de teintes très-douces. Le bord supérieur est formé par une série de palmettes ornées d’un grand nombre de petites perles de verre d’un beau bleu. Le diadème se termine de chaque côté par une petite pièce cylindrique très - élégante, dont l’extrémité porte un anneau auquel s’attachaient les cordons destinés à le fixer sur la tête. Les différentes parties dont se compose ce diadème sont combinées avec tant de goût et d’une manière si heureuse, qu’il est considéré comme un monument d’orfèvrerie unique et presque inimitable.

ÉCRIN B.

Table des matières

2. DIADÈME EN OR. Il se compose d’une lame antique dont l’estampage primitif a été complétement masqué par un grand nombre d’ornements également antiques et estampés, qu’une main moderne y a rapportés avec beaucoup d’habileté. La partie inférieure est ornée d’antéfixes en forme de coquille, la partie supérieure de masques et de rosettes, et le milieu de deux petits canards. Le bord supérieur du diadème est surmonté d’une série de palmettes également rapportées.

2 bis. TÆNIA EN ARGENT DORÉ. Bande étroite à surface concave, façonnée d’une manière très-simple. Elle est de style grec, et fut trouvée, en 1857, dans un tombeau de Vulci. (Bull. dell’ Inst. arch. Roma, 1857, p. 103.)

ÉCRIN C.

Table des matières

3. DIADÈME EN OR. Composé d’une lame antique sur laquelle on a rapporté une foule d’ornements, les uns antiques, les autres modernes, représentant des lentilles, des masques, des fleurs, des rosaces, etc. Toutes ces pièces sont estampées et grossièrement fixées à la lame par de petites chevilles d’or. Le milieu du diadème porte, vers le haut, une sorte d’écusson avec un bas-relief très-déformé, représentant une grosse tête de cheval, vue de face, entre deux figures humaines. Cette pièce, fixée à rebours, est surmontée d’un triangle dont le sommet pose sur la base de l’écusson, et dont l’estampage représente, à mi-corps, une figure humaine ailée, également très-déformée.

ÉCRIN N° 1.

Table des matières

4. DIADÈME EN OR. Il se compose de vingt-huit petites pièces étrusques estampées et ciselées, représentant des Gorgones, des lions, des têtes et des figurines diverses, fixées sur une lame moderne ornée de fils cordelés, également modernes. Le bord supérieur est surmonté de six palmettes.

5. DIADÈME FUNÉRAIRE EN OR, de style gréco-étrusque. Formé d’une large lame estampée, dont la partie inférieure figure un méandre entre deux astragales; le bord supérieur, à contour ondulé, est façonné en branche d’olivier.

6. DIADÈME EN OR. Lame moderne, dont le bord supérieur est surmonté, vers le milieu, de cinq beaux pendants d’oreilles antiques, de style étrusque, et plus loin, d’autres ornements modernes. Le pendant du milieu est fixé sur une pièce également antique, qui représente un lion et un sphinx estampés en haut-relief.

7. LAME D’OR très-mince, estampée en forme de feuille de chêne. Fragment d’une grande couronne étrusque.

ÉCRIN N° 2.

Table des matières

8. COURONNE FUNÉRAIRE ÉTRUSQUE EN OR. Composée de feuilles de fève disposées sur une bande de carton doré. En raison de leur grande ténuité, les feuilles elles-mêmes ont été doublées de carton. Le milieu de la couronne porte un bas-relief estampé représentant deux jeunes héros, armés d’une massue et paraissant converser ensemble. La couronne se termine de chaque côté par un antéfixe très-mince en or estampé.

9. COURONNE D’ENFANT, de style étrusque et en or. Composée de petites feuilles d’olivier réunies trois à trois et parfaitement conservées. Le milieu ne porte aucun ornement.

10. COURONNE ÉTRUSQUE EN OR. Composée d’une lame très-large, mais très-mince, sur laquelle on a rapporté un assemblage de feuilles de fève entremêlées de baies et de petits disques granulés. Le tout bordé d’une guirlande en feuilles de lierre. La couronne se termine de chaque côté par un bas-relief estampé, qui représente Hercule luttant contre Achéloüs, et qui est entouré de petites fleurs en relief.

ÉCRIN N° 3.

Table des matières

11. COURONNE FUNÉRAIRE ÉTRUSQUE EN OR. Composée de feuilles de fève. Le milieu, disposé en rosace, est orné d’un médaillon avec une tête humaine en bas-relief. Les fermoirs sont ornés de fleurs.

12. COURONNE FUNÉRAIRE ÉTRUSQUE EN OR. Composée de feuilles de fève. Le milieu porte un disque convexe orné de quatre abeilles ciselées, disposées en croix, et alternant avec quatre glands également ciselés. Les deux masques estampés qui se trouvent aux extrémités sont modernes.

13. COURONNE FUNÉRAIRE ÉTRUSQUE EN OR. Composée de feuilles de fève et d’une rosace en relief. Le tout a été rapporté sur une lame d’or, qui se termine de chaque côté par un antéfixe estampé, également rapporté.

ÉCRIN N° 4.

Table des matières

14. COURONNE ÉTRUSQUE EN OR. Formée d’une branche de laurier garnie de feuilles estampées très-minces, auxquelles on a ajouté des feuilles de lierre modernes; le tout est fixé sur une bande de carton. Le milieu porte un bas-relief antique représentant une tête barbue avec des cornes de taureau, couronnée de feuilles de lierre modernes.

15. COURONNE ÉTRUSQUE EN CUIVRE DORÉ. Guirlande composée d’une suite très-serrée de feuilles, la plupart brisées, entremêlées de grains d’or. Au milieu une rose en or d’une conservation parfaite. Cette élégante couronne fut trouvée dans une tombe découverte à Vulci, par feu M. François, sur les terres de Canino, appartenant actuellement au prince Alexandre Torlonia (Bull. dell’ Inst. arch. 1857, p. 103.) Il est étonnant qu’elle n’ait pas été déformée davantage par l’oxydation si avancée du métal, et elle présente d’autant plus d’intérêt que les ouvrages antiques en cuivre doré sont très-rares.

16. COURONNE ÉTRUSQUE EN OR. Formée de feuilles et de fruits de laurier estampés; les-lames d’or sont tellement minces, qu’on a dû les coller sur une feuille de carton pour en assurer la conservation. Le milieu a été orné d’un masque de Gorgone antique et de feuilles de rosier modernes.

ÉCRIN N° 5.

Table des matières

17. COURONNE ÉTRUSQUE EN OR. Formée de feuilles de vigne et de feuilles de lierre très-délicatement travaillées, et rapportées sur une lame moderne, munie de fermoirs en cordelé. Au milieu, un bas-relief étrusque estampé, représentant un homme qui brandit sa dague en poursuivant une femme.

18. COURONNE EN OR. Semblable à la précédente, mais fortement restaurée. Le plus grand nombre des feuilles sont modernes. Au milieu, un bas-relief étrusque en or estampé, représentant un homme nu agenouillé.

19. COURONNE ÉTRUSQUE EN OR. Semblable aux deux précédentes. Elle porte au milieu un bas-relief représentant un masque de Méduse, et se termine par deux antéfixes estampés.

ÉPINGLES A CHEVEUX.

Table des matières

Quoique notre collection ne soit pas très-riche en épingles à cheveux, un simple coup-d’oeil jeté sur l’écrin qui les renferme suffira pour donner une idée de la variété de formes que les anciens savaient donner à un objet de parure dont l’usage s’est conservé dans une grande partie de l’Italie centrale et méridionale. Elles servaient à retenir les tresses, les tours et les arrangements les plus gracieux, ainsi que les échafaudages les plus bizarres et les plus ridicules. Suivant Martial, elles préservaient, en même temps, les étoffes précieuses qui entouraient le cou des dames, du contact des cheveux fraîchement parfumés d’essences, Les poëtes érotiques et satiriques, aussi bien que les monuments de l’art, nous apprennent quelle recherche élégante, souvent capricieuse et étrange, quelquefois grotesque, les dames romaines mettaient dans leur coiffure, depuis l’invasion du luxe et des usages asiatiques. Ovide dit à ce sujet qu’il serait plus facile de compter les glands d’un gros chêne, que d’énumérer les divers genres de coiffure en usage’ de son temps. On s’appliquait à imiter les impératrices et les dames de la cour, et les coiffures à la Poppæa, à la Plotina, à la Faustina, eurent leur temps de vogue, comme il arriva chez nous pour celles à la La Vallière, à la Sévigné ou à la Pompadour. Les femmes faisaient un long apprentissage avant d’être jugées dignes d’exercer un art plus compliqué alors qu’il ne l’était au temps de Louis XIV et de Louis XV, et qui défierait le talent de nos artistes contemporains. Telle grande damé comptait, parmi ses esclaves, un certain nombre de femmes dont chacune avait pour spécialité quelqu’une de ces coiffures compliquées dans lesquelles on faisait un large usage de cheveux postiches. On comprend donc que les épingles à cheveux aient joué dans la toilette féminine un rôle très-important. Leur forme, leurs dimensions, la matière dont elles se composaient, variaient suivant le rang, l’âge, le costume, les circonstances particulières du moment; le goût ou le caprice de celles qui les portaient, et les dames romaines en possédaient un nombre considérable. L’extrémité supérieure de ces épingles était quelquefois percée d’un trou où se passait le lacet destiné à séparer les cheveux de derrière arrangés en tresses, de ceux de devant, ordinairement frisés et relevés au moyen du fer chaud. D’autres fois, elles servaient à retenir sur le sommet de la tête l’échafaudage plus ou moins élevé de la coiffure; plus rarement enfin elles s’attachaient d’avant en arrière, de manière à séparer les cheveux en deux bandeaux semblables.

La tête de ces épingles était formée tantôt par un simple bouton de métal estampé ou ciselé, tantôt par un gland, une grenade ou une fleur; quelquefois par une tête d’animal ou par un buste humain; souvent par un chapiteau qui supporte un génie, un amour, une figure quelconque, ou même un groupe complet. La tige des épingles à cheveux est souvent creuse, et, dans ce cas, elle renfermait des parfums, et quelquefois du poison. Suivant Dion Cassius, Cléopâtre se serait donné la mort au moyen du poison qu’elle conservait dans une de ses épingles, et celui que l’on trouva dans les cheveux de Martina, la Brinvilliers du temps de Tibère, était peut-être aussi renfermé dans la tige creuse d’une épingle à cheveux.

II

Table des matières

ÉPINGLES A CHEVEUX.


ÉCRIN N° 6.

Table des matières

20. ÉPINGLE EN OR. La tête est antique et se compose d’une petite base cylindrique à bords cordelés, surmontée de trois tubes coniques; celui du milieu porte un gland, les deux autres sont ornés d’une grenade. Quant à la tige, on ne saurait en préciser ni l’âge ni l’origine.

21. ÉPINGLE EN ARGENT, de style gréco-romain. La tête se compose d’un thyrse en forme de balustre, surmonté d’un autre balustre plus petit.

22. ÉPINGLE EN ARGENT. Formée d’une épée à deux tranchants, munie de sa garde. C’est peut-être un ouvrage du moyen âge.

23. ÉPINGLE EN ARGENT, peut-être grecque. La tête est formée par une main de Vénus qui tient une pomme (la pomme de Pâris, un des symboles ordinaires de Vénus ).

24. ÉPINGLE ÉTRUSQUE EN ARGENT DORÉ. La tête se compose de trois lentilles, placées les unes au-dessus des autres, légèrement gravées, traversées par la tige même et surmontées d’un gros tambour, à bords façonnés, qui porte une tête de sanglier.

25. GRANDE ÉPINGLE EN OR, privée de sa partie inférieure. Une longue tige creuse a pour tête un chapiteau corinthien, qui porte une grenade surmontée d’une fleur de lotus. Cette épingle ne se compose que de morceaux antiques étrusco-romains; mais l’arrangement est moderne.

26. ÉPINGLE ÉTRUSQUE. Semblable à celle du n° 24, mais un peu plus petite et surmontée d’une tête de bélier.

27. ÉPINGLE EN ARGENT, de style grec très-élégant. La tige, cannelée dans sa partie supérieure, est surmontée d’une petite fleur de lotus.

28. GRANDE ÉPINGLE ROMAINE EN BRONZE. La tige, longue de 28 centimètres, est tordue en spirale dans sa partie supérieure et surmontée d’une petite main ouverte, légèrement gravée au trait.

29. ÉPINGLE EN OR. La tige antique, façonnée en thyrse, traverse un disque moderne, sur lequel on a fixé quatre boules étrusques d’un beau travail en granulé.

30. ÉPINGLE GRECQUE EN ARGENT. La tête est formée par un disque concave qui porte un gland.

31. TÊTE D’ÉPINGLE EN OR. Un Amour ailé, ciselé, tient d’une main une patère et de l’autre un præfericulum (vase dont on se servait dans les sacrifices).

32. ÉPINGLE ROMAINE EN ARGENT. La tige, en partie contournée en spirale, est surmontée d’une petite tête, humaine dorée.

33. PETITE ÉPINGLE ÉTRUSQUE EN OR. La tige, longue de 4,5 centimètres, est surmontée d’un petit gland estampé.

34. ÉPINGLE ÉTRUSQUE EN OR. La tête est formée par un petit globe orné de granules.

35. ÉPINGLE ROMAINE EN OR. La tige est surmontée d’une petite boule ornée de fils cordelés.

36. ÉPINGLE ÉTRUSQUE EN OR. La tige est surmontée d’un petit lion au repos, qui tourne la tête en arrière.

37. ÉPINGLE ROMAINE EN ARGENT. La tête se compose d’un chapiteau surmonté d’une figurine de Vénus nue, qui appuie le bras gauche sur un hermès ithyphallique, et qui arrange sa chevelure de la main droite.

38. ÉPINGLE ÉTRUSQUE EN OR. La tête représente un petit Amour qui tient d’une main un præfericulum et de l’autre une patère. Il porte sur le devant du corps une ceinture ornée de petits grains et pose sur un petit globe façonné à côtes.

39. ÉPINGLE ROMAINE EN ARGENT. La tige est surmontée d’un chapiteau corinthien qui porte une figurine de Vénus à demi nue.

40. ÉPINGLE ÉTRUSQUE (?). Une courte tige en or est surmontée d’une petite tête de femme en terre cuite dorée.

41. ÉPINGLE ROMAINE EN ARGENT. La tête se compose d’un chapiteau surmonté d’une figurine de Vénus appuyée à un tronc d’arbre, avec un petit Amour à ses côtés.

42. ÉPINGLE EN OR composée de pièces étrusques et romaines. La tête est formée d’un disque bordé d’un astragale et surmonté d’une petite base sur laquelle on a fixé quatre glands en or estampés, de style romain.

43. ÉPINGLE ROMAINE EN ARGENT. La tige est surmontée d’un chapiteau qui porte une figurine d’Harpocrate.

44. ÉPINGLE ROMAINE EN OR. La tête se compose d’un chapiteau et d’un enfant ailé (un Amour) qui joue de la flûte de Pan, et qui pose sur une petite base rectangulaire.

45. ÉPINGLE GRECQUE EN OR ESTAMPÉ. La tête, en forme de thyrse, est séparée de la tige par un petit gorgerin bordé d’astragales. Le tout est très-bien conservé.

46. ÉPINGLE ROMAINE EN IVOIRE. La tige est surmontée d’un petit globe, de même matière, recouvert d’or.

47. ÉPINGLE ÉTRUSQUE d’une époque de décadence. La tête est formée par un globe façonné à jour et orné de petites bandes.

48. TÊTE D’ÉPINGLE EN ARGENT représentant Vénus nue avec une draperie qui flotte au-dessus de sa tête. La main gauche s’appuie sur un sceptre, tandis que son bras droit s’étend au-dessus d’un Amour ailé qui tient d’une main un miroir et de l’autre une patère en forme de feuille.

49. TÈTE D’ÉPINGLE (?) EN ARGENT représentant un petit coq.

50. TÈTE D’ÉPINGLE EN ARGENT représentant une figurine d’Harpocrate.

PENDANTS D’OREILLES.

Table des matières

C’est surtout dans les pendants d’oreilles que triomphe l’orfévrerie étrusque, et que les ouvriers de l’Italie centrale ont le mieux montré la richesse, la grâce, l’inépuisable abondance de leur imagination, ainsi que les ressources d’un art qu’ils ont porté à sa perfection. Il y a peu d’objets naturels ou artificiels, animés ou inanimés, qu’ils n’aient mis à contribution pour orner ces gracieux bijoux, et nous espérons vivement que l’exemple de ces parfaits modèles contribuera à ramener notre orfévrerie à des traditions d’art et de bon goût qu’elle paraît perdre de plus en plus. Les résultats excellents obtenus à Rome par MM. Castellani, en imitant la plupart des bijoux de cette collection, sont faits pour encourager dans cette voie nos habiles ouvriers, et il ne dépend que d’eux de doter la France d’une industrie dans laquelle nos dispositions naturelles nous feraient bientôt exceller. L’ornementation de ces pendants d’oreilles est très-riche et très-variée. Des fleurs, des fruits, des animaux réels ou fantastiques, des amphores et autres vases de toutes formes, des disques, des cornes d’abondance, s’entremêlent à des rosaces, à des houppes, à des croissants, à des boules, à des chaînettes de tout travail et de toute grosseur, et se groupent de mille manières, au gré de la capricieuse imagination de l’artiste. D’autres fois, ce sont des têtes d’hommes ou d’animaux, des Amours, des Génies, dans les poses les plus variées, assis, ou debout, ou couchés, tantôt sur un cygne, tantôt sur un dauphin ou sur une colombe. Des grenats, des émeraudes opaques, des boules de pâte de verre, des émaux dont les couleurs sont d’une délicatesse exquise, relèvent encore la beauté de ces bijoux. C’est surtout dans les pendants d’oreilles dits à selle, et dans ceux de l’écrin n° 9, que l’on trouvera des exemples admirables de perfection de travail et d’élégance de forme; ils datent de la meilleure époque de l’art étrusque; mais, jusque bien avant dans la décadence, les ouvrages de cette nature ont conservé une beauté relative qui s’explique, sans doute, par l’importance que les femmes ont toujours donnée à cet ornement.

Les pendants d’oreilles funéraires étrusques se distinguent, comme tous les autres bijoux mortuaires, parleurs très-grandes dimensions. En revanche, ils ne sont jamais massifs, et sont formés de lames d’or excessivement minces, Le culte des morts était un des dogmes principaux de la religion des populations de l’Italie centrale, et le positif Étrusque trouvait ainsi moyen de se donner les apparences d’un luxe pieux, qui n’avait au fond que très-peu de réalité.

Les pendants d’oreilles de travail romain sont moins variés de formes; d’une exécution moins soignée et moins délicate que ceux de fabrication étrusque; mais la profusion de pierres, de perles et de pâtes de verre, masque, jusqu’à un certain point, la pauvreté du travail et le manque d’élégance de la disposition générale.

III

Table des matières

PENDANTS D’OREILLES.

ÉCRIN N° 7 .

Table des matières

51. PENDANTS D’OREILLES FUNÉRAIRES ÉTRUSQUES, d’une grandeur extraordinaire, en or estampé. La partie inférieure, de forme ovale, est ornée d’une lentille centrale, vers les bords, de sept lentilles plus petites, et, plus haut, d’un masque. La partie supérieure est formée par une sorte de croissant garni de deux gros astragales séparés l’un de l’autre par un filet. Tous ces ornements sont au repoussé,

52. PENDANTS D’OREILLES ÉTRUSQUES EN OR, plus petits et d’un travail plus simple. Une sorte de conque, bordée latéralement d’un astragale, est surmontée d’une lame, estampée en forme de croissant et cordelée. La partie inférieure de la conque est ornée de quatre lentilles dont trois, disposées en pyramide renversée, sont garnies d’un groupe de quatre petits grains d’or arrangés d’une manière semblable .,

53. PENDANT D’OREILLE FUNÉRAIRE ÉTRUSQUE EN OR, de forme, de grandeur et de travail semblables à ceux du n° 51. Le milieu est orné de deux masques de femme, et le croissant de deux chevaux marins conduits par un homme.

54. PENDANTS D’OREILLES ÉTRUSQUES EN OR. Formés d’une feuille ovale estampée, dont le bord est orné d’un astragale et l’intérieur d’un demi-disque en haut-relief, qui s’élève perpendiculairement à la surface de la feuille.

55. PENDANTS D’OREILLES ÉTRUSQUES EN OR. Un grand anneau. élargi en forme de trompette est orné de dessins estampés, et se termine, à une de ses extrémités, en une lentille bordée d’un astragale.

56. PENDANTS D’OREILLES ÉTRUSQUES EN OR. Un grand anneau d’une forme semblable à celui du n° 55 est orné d’un foudre ailé et de deux dauphins estampés et ciselés. Il porte un anneau plus petit, dans l’intérieur duquel est suspendu un vase orné de dessins estampés d’une grande élégance.

57. PENDANTS D’OREILLES ÉTRUSQUES EN OR. Une conque est surmontée d’une lame estampée en forme de croissant et ornée d’un gros astragale. La conque porte à sa partie inférieure quatre lentilles disposées et ornées comme celles du n° 52.

58. PENDANT D’OREILLE EN OR. L’anneau à surface unie porte un gland estampé. La cupule, découpée en lobes, est couverte de petits grains en relief. L’extrémité et le milieu des bords latéraux du gland même sont ornés d’un petit groupe composé de quatre grains d’or.

59. PENDANT D’OREILLE EN OR. Simple anneau bombé, creux, à surface complétement unie.

60. PENDANTS D’OREILLES EN OR. Un anneau incomplet, en forme de corne, est orné de dessins à bords cordelés.

61. PENDANTS D’OREILLES EN OR. L’anneau, de forme semblable à celui du n° 60, est orné de feuilles en granulé. Au-dessous quatre lentilles disposées et ornées d’un groupe de quatre grains d’or, comme celles des nos 52 et 57.

62. PENDANTS D’OREILLES EN OR. Forme et disposition semblables à celles du n° 61, avec la différence que l’anneau est uni et que les lentilles sont concaves.

63. GROS PENDANTS D’OREILLES ÉTRUSQUES EN OR. Une large conque, ornée de dessins légèrement gravés au trait, porte à sa partie inférieure quatre lentilles garnies d’un groupe de petites boules comme celles des nos 52, 57 et 61.

64. PETITS PENDANTS D’OREILLES ÉTRUSQUES EN OR, du travail le plus élégant. La conque, richement façonnée en cordelé, en fils et en grains d’or, est ornée à sa partie inférieure de quatre lentilles semblables à celles des nos 52, 57, 61 et 63. La partie supérieure porte une lame d’or, estampée en forme de croissant.

65. FRAGMENT D’UN PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR. Anneau bombé, orné de dessins en granulé.

66. PETITS PENDANTS D’OREILLES EN OR. Anneau en forme de bague; la surface creusée à deux sillons, le bord orné d’un astragale.

67. PENDANT D’OREILLE EN OR. Anneau massif, à surface unie, garni à sa partie inférieure d’un groupe de quatre lentilles semblables à celles des nos 51, 57, 61, 63 et 64.

ÉCRIN N° 8.

Table des matières

68. PENDANTS D’OREILLES ÉTRUSQUES EN OR, en forme de selle. Façonnés en fil plat et en cordelé avec quel-ques restes d’émaux. La surface est ornée d’une tête de sphinx estampée, de type égyptien, mais de travail étrusque.

69. PENDANTS D’OREILLES ÉTRUSQUES EN OR, de même forme et d’un travail semblable, en fils plats et cordelés; ils sont ornés de petits émaux et de fleurs en lames minces enchâssées dans de petits carrés garnis d’astragales, de cordelé et de granulé.

70. PENDANTS D’OREILLES ÉTRUSQUES EN OR, de même forme. Garnis de fils cordelés, de mamelons granulés et d’autres ornements: tête de taureau, fruits en granulé, méandres et fleurs. — Trouvés, à ce que l’on croit, à Chiusi (l’ancienne Clusium).

71. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR, de même forme. La surface est ornée d’un disque central entouré de quatre autres disques semblables, mais un peu plus petits, qui alternent avec des fleurs en fines lames d’or. Le bord extérieur de tous ces disques est garni de petits anneaux en fil d’or disposés en forme de bourrelet; le tout d’un travail très-délicat, L’extrémité inférieure se termine par un antéfixe orné de deux sphinx estampés.

72. PENDANTS D’OREILLES ÉTRUSQUES EN OR, de même forme, également munis d’un antéfixe. Le tout en cordelé d’un travail moins pur.

73. PENDANTS D’OREILLES ÉTRUSQUES EN OR, de même forme , façonnés en cordelé et en émail, et ornés de fleurs en minces lames d’or et de petites boules enchâssées. L’extrémité antérieure se termine par une bande rectangulaire garnie d’émail et bordée d’un cordelé avec trois mamelons d’or.

74. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR, de forme et de disposition semblables à ceux du numéro précédent, mais un peu plus grand.

75. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR, de même forme. Entièrement composé d’ornements en cordelé ; au milieu une petite demi-boule granulée. L’extrémité antérieure porte un antéfixe semi-circulaire, bordé d’un astragale et orné d’une fleur en relief composée d’un bourrelet de petits anneaux en fil d’or avec du granulé au centre.

76. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR, de même forme. Le carré principal de la surface se subdivise en neuf autres carrés dont cinq portent un mamelon granulé, et les quatre autres une petite boule ornée de cordons d’or. L’antéfixe demi-circulaire est bordé d’un astragale et garni de dessins cordelés et de granules d’une finesse et d’une perfection étonnantes.

77. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR, de même forme et de disposition semblable. Neuf petits carrés garnis chacun d’une petite boule granulée. L’antéfixe, également semi-circulaire, est bordé de trois astragales et orné d’une fleur.

78. PENDANTS D’OREILLES ÉTRUSQUES EN OR, de même forme . La surface, ornée de cinq disques et de quatre fleurs disposés et façonnés comme ceux du n° 71. L’extrémité antérieure est garnie d’un élégant antéfixe orné de deux coqs affrontés en or estampé.

79. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR, de forme et de disposition semblables à ceux des nos 76 et 77. Neuf petits carrés, dont cinq renferment un mamelon granulé, et quatre un mamelon uni. L’antéfixe est bordé d’un astragale.

80. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR, de forme et de disposition semblables à ceux des nos 73 et 74, mais un peu plus petit. La bande inférieure est ornée d’un astragale et de granulé d’une grande finesse.

81. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR. De forme et de disposition semblables à ceux des nos 73, 74 et 80. La surface est ornée d’une fleur en lamelles d’or, entourée d’un carré formé de petites boules dont plusieurs sont tombées.

82. PETIT PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR. La forme et la disposition semblables à celles des nos 73, 74, 80 et 81; mais l’extrémité antérieure ne porte pas de bande émaillée.

82 bis. C’est l’un des deux pendants décrits n° 78.

83. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR. L’anneau représente une corne d’abondance façonnée en torsade, garnie d’une collerette avec astragale, et ornée à l’extrémité d’une tête de veau ciselée.

84. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR. D’une forme semblable à celui du numéro précédent, avec la différence que l’extrémité est ornée d’une petite tête de lion.

85. PENDANTS D’OREILLES ÉTRUSQUES EN OR. Corne d’abondance formée d’une torsade de fils et ornée d’une collerette d’où sort une tête de nègre en ambre, de travail évidemment moderne. Cette tête porte une coiffure formée de petites boucles d’or irrégulièrement disposées, et ressemblant assez aux perruques du siècle dernier.

86. PENDANTS D’OREILLES ÉTRUSQUES EN OR. Semblables à ceux du numéro précédent, avec la différence que la tête d’ambre est antique et très-corrodée, que la coiffure se compose de petits grains d’or, et qu’elle est bordée d’un petit astragale qui lui donne un caractère très-particulier.

87. PENDANTS D’OREILLES ÉTRUSQUES EN OR, semblables à ceux des nos 85 et 86. La tête d’ambre, antique et très-corrodée comme celle du n° 86, est couverte d’une coiffure en or, très-bien conservée et façonnée en tresses cordelées.

88. PETIT PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR, en forme de selle. Orné de petits mamelons séparés les uns des autres par de petits grains d’or.

89. PENDANTS D’OREILLES ÉTRUSQUES EN OR. L’anneau, en forme de corne d’abondance, se compose d’une torsade de quatre tresses d’or, et se termine par une tête de femme avec des cheveux bouclés.

90. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR. Anneau formé par une corne d’abondance dont l’extrémité inférieure est unie; la partie supérieure, ciselée en torsade, se termine par un sphinx avec de grandes ailes ciselées. Les ornements sont en grains d’or et en cordelé.

91. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR. Anneau en corne d’abondance, orné à son extrémité supérieure d’une tête d’animal dont les yeux perforés étaient probablement garnis d’émail.

92. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR. Anneau massif et ciselé encorne d’abondance. Il se termine des deux côtés par une tête de lion.

93. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR. Anneau en corne d’abondance. Toute la surface est couverte de spirales en cordelé. L’extrémité supérieure, d’un travail très-élégant, est ornée d’émail noir.

94. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR. Anneau en corne d’abondance façonnée en torsade et ornée d’une collerette. L’extrémité supérieure porte une tête de lion avec des yeux ciselés.

95. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR. Semblable à celui du n° précédent, mais un peu plus petit.

96. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR. Anneau en corne d’abondance façonnée en torsade dont les cordons sont composés de plusieurs fils tordus. Elle est ornée d’une collerette avec gorge et astragale. L’extrémité supérieure se termine par une tête de lion ciselée avec des yeux en creux.

97. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR. Semblable à celui du n° 95, avec la différence que la collerette est formée de feuilles et que la tête de lion est estampée.

98. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN’OR. La corne d’abondance, qui forme l’anneau, est façonnée en spirale cordelée et ornée d’une collerette et de grains d’or. L’extrémité supérieure se termine en tête de lion.

99. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE (?) EN OR. L’anneau, en corne d’abondance, est beaucoup plus grand que ceux des seize nos précédents. La surface façonnée en tresses séparées l’une de l’autre par un filet. L’extrémité supérieure est ornée d’une grosse tête de taureau, ornée pour le sacrifice et portant une bulle sur le front. Cet ouvrage n’est pas d’un style très-pur.

100. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR. Formé d’un anneau massif, orné d’une boule et d’une demi-figure humaine ailée jouant de la flûte et s’élevant au-dessus d’un chapiteau ionique un peu fruste.

ÉCRIN N° 9.

Table des matières

101. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR. Double rosace à cinq feuilles; la rose intérieure unie, l’extérieure en granulé, entourée d’un cercle et d’un astragale auquel sont suspendues latéralement deux chaînettes terminées en houppe, et au bas une troisième avec une amphore ornée de grains.

102. PENDANTS D’OREILLES GRÉCO-ÉTRUSQUES EN OR. Une rosace en or granulé, ornée au centre d’une perle d’ambre, porte inférieurement une colombe en émail blanc orné d’or. Ils sont en mauvais état. — Trouvés dans une tombe de Vulci. (Bull. dell’ Inst. arch.,1857, p. 103.)

103. PENDANTS D’OREILLES ÉTRUSQUES. Un cygne en émail blanc, la tête d’un bleu verdâtre et les ailes de couleurs diverses, est attaché à une rosace émaillée. — Ils sont brisés en plusieurs endroits.

104. PENDANTS D’OREILLES ÉTRUSQUES. Un petit coq en émail blanc orné d’or est suspendu à une rosace en or semblable à. celle du n° 101. Une chaînette vient s’attacher plus haut, de chaque côté du coq, au bord latéral de la rosace.

105. PENDANTS D’OREILLES GRÉCO-ÉTRUSQUES. Une élégante grappe de raisin, formée de petites perles d’émail avec une tige en or, est suspendue à un disque en or, garni vers les bords de godrons faits à jour, et au centre d’une fleur émaillée bordée d’un astragale. — Ces charmants pendants d’oreilles ont été trouvés à Vulci. (Bull. dell’ Inst. arch., 1857, p. 103.)

106. PENDANTS D’OREILLES GRÉCO-ÉTRUSQUES. Un cygne en émail blanc, le bec, les ailes, les pattes et la queue en or, est suspendu à une riche rosace entourée d’un bourrelet composé de petits anneaux en fils d’or et de godrons émaillés. De chaque côté du cygne trois chaînettes de formes diverses terminées en sonnette, en pointe conique ou en petite amphore, et attachées au bord latéral de la rosace. — Ces admirables pendants d’oreilles ont été trouvés également à Vulci. (Bull. dell’ Inst. arch., 1857, p. 103.)

107. PENDANT D’OREILLE. Cet ouvrage, d’une exquise élégance, est formé d’un paon en verre bleu transparent; la queue et les ailes sont ornées d’émaux et de fils d’or en astragale très-délicat. Il est suspendu à une rosace en or, ornée au centre d’une fleur en relief et portant latéralement deux chaînettes, terminées par de gracieuses houppes cordelées.

108. PENDANTS D’OREILLES ÉTRUSQUES EN OR. Un grenat de forme ronde est entouré d’un chaton, formé de cercles concentriques en astragale et en fil avec un bord dentelé et granulé. Un vase, dont le corps est en grenat avec des ornements en or, vient s’attacher au bord inférieur du chaton et porte latéralement deux chaînettes composées de perles fines et de nœuds d’or. Deux autres chaînettes, terminées l’une en pointe ovale, l’autre en clochette, viennent s’attacher des deux côtés du chaton. Ce dernier avait probablement perdu une de ses chaînettes primitives qu’on a remplacée par une autre de forme différente, mais également antique.

109. PENDANTS D’OREILLES ÉTRUSQUES EN OR. Disposition semblable à celle du n° 108. Un grenat rond est entouré d’un chaton, en fil plat et en astragale, à bord radié ou dentelé. Il porte de chaque côté deux chaînettes terminées en clochettes godronnées et cordelées, et au bas un grenat rond orné à sa partie supérieure et inférieure d’une espèce de cupule en cordelé et en grains d’or.

110. PENDANT D’OREILLE INCOMPLET EN OR. Il n’en reste qu’une sorte de petite coupole dont le centre et le bord sont garnis de chaînettes terminées en perles de verre.

111. PENDANTS D’OREILLES EN OR. Disque bordé d’un astragale et orné au centre d’une tête de Méduse en bas-relief. Une grosse perle fine, placée entre deux petites cupules d’or, est suspendue au bord inférieur du disque et porte à son tour un groupe de petites chaînettes terminées chacune par une perle de verre garnie de deux cupules d’or.

112. PENDANTS D’OREILLES EN OR très-élégamment disposés. Croissant bordé, à sa partie supérieure et inférieure, d’une suite d’anneaux disposés en astragale, et garni, aux deux extrémités, d’une palmette en cordelé. Au-dessus du croissant s’élève le char du soleil conduit par le dieu lui-même, qui a la tête radiée. Au-dessous est suspendu une sorte de coupole (θóλος) ornée de fleurs et de feuilles en cordelé et supportant cinq groupes de chaînettes terminées en palmettes, en rosettes et en amphore, ou en perles de verre rouge. La chaînette du milieu de l’un des pendants porte une perle de verre rouge avec une zone d’émail blanc. Les divers groupes sont séparés l’un de l’autre par de petites amphores. De chaque côté du croissant une Victoire ailée dont un des pieds pose sur la coupole, et qui porte d’une main un trophée, et de l’autre une fleur. — Ces admirables pendants d’oreilles ont été trouvés dans une tombe de Bolsena (l’ancienne Vulsinii).

113. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE. Un croissant en or, orné de cordelé, d’un astragale, de granulé et d’émail bleu verdâtre, porte un grenat également en croissant, entouré d’un chaton dentelé. Au-dessus du croissant deux dauphins supportent une sorte de fleur de lotus ornée d’émail bleu, et sont séparés l’un de l’autre par un chaton dégarni de sa pierre ou de son émail.

114. PENDANT D’OREILLE D’UN STYLE DOUTEUX, mais en tout cas d’une époque de décadence. Un grenat enchâssé auquel est suspendu un vase également en grenat, garni d’or. Le revers du vase, entièrement couvert d’or, est orné d’un masque.

115. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR. Rosace en cordelé et en astragales. De chaque côté deux chaînettes terminées en houppe et en pointe ovale. Une perle fine, surmontée et terminée par un ornement d’or, est suspendue au bord inférieur de la rosace.

116. PENDANT D’OREILLE EN OR. Un disque concave, orné d’une rosace et bordé de plusieurs séries d’astragales, porte de chaque côté deux chaînettes, l’une en or, l’autre en or et en perles fines. Au milieu est suspendue une topaze montée.

117. PENDANTS D’OREILLES ROMAINS EN OR. Rosace ornée au centre d’une fleur, et portant de chaque côté deux chaînettes, terminées en clochette et en pointe. Une amphore à base carrée est suspendue au bord inférieur.

118. PENDANTS D’OREILLES GRÉCO-ÉTRUSQUES d’une forme assez semblable à celui du n° 113. Un demi-cercle en or, garni de petits chatons dépourvus de leur pierre ou de leur émail, porte vers le haut un grenat, en forme de croissant, entouré d’un chaton dentelé. De chaque côté de la pièce principale, deux chaînettes de formes différentes terminées en pointe émaillée et en clochette. Le pendant du milieu est formé par une amphore en grenat, entourée d’une garniture de fils d’or cordelés. Les deux petites anses du vase sont également en or et d’une forme très-élégante. — Trouvés à Vulci. (Bull. dell’ Inst. arch., 1857, p. 103.)

119. PENDANT D’OREILLE EN OR. Semblable à ceux du n° 118, avec la différence que l’agrafe supporte un simple ornement de grains d’or, et que la pièce demi-circulaire porte latéralement des chaînettes terminées en houppe, et au bas une amphore ornée d’or granulé.

120. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR. Le disque concave, semblable à celui du n° 116, est bordé de plusieurs astragales et de fils cordelés. Au centre, une fleur en relief avec un petit chaton vide. De chaque côté du disque une chaînette; comme pendant du milieu, un ornement en forme de chapiteau triangulaire, composé de trois petits Amours qui soutiennent l’abaque.

121. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR. Rosace façonnée à jour, et bordée de godrons, d’astragales et de fils cordelés. Il est dégarni de ses ornements accessoires. — Trouvé à Vulci.

122. PENDANT D’OREILLE EN OR. Un disque en spirale cordelée, le bord orné de quatre grains d’or, avec un cinquième au centre, supporte à sa partie inférieure un petit vase terminé en pointe de flèche, et de chaque côté une petite chaînette. — Il est restauré.

123. PENDANT D’OREILLE EN OR. Rosace d’un travail élégant, ornée de chaque côté d’une chaînette, et à sa partie inférieure, d’une amphore.

124. PENDANTS D’OREILLES ROMAINS EN OR ESTAMPÉ. Lentille radiée, à laquelle est suspendue une longue goutte cannelée, en forme de massue, et terminée en une autre lentille radiée.

125. PENDANTS D’OREILLES ROMAINS. Un grenat taillé en forme de cœur est bordé de fils d’or cordelés, et porte à sa partie inférieure quatre petits groupes composés de cinq grains d’or.

126. PENDANTS D’OREILLES EN OR, de style gréco-étrusque. Un bouclier, ressemblant à la pelta des Amazones et orné au centre d’une élégante tête d’enfant en relief, porte à sa partie inférieure une pyramide triangulaire renversée, terminée par une petite pomme. — Trouvés dans la tombe de Vulci, souvent mentionnée. ( Bull. dell’ Inst. arch. 1857, p. 103.)

127. PENDANT D’OREILLE EN OR, de style étrusque. Rose à cinq feuilles granulées, entourée d’un cercle qui porte de chaque côté une petite chaîne terminée en clochette. A la partie inférieure, une amphore surmontée d’une couronne et ornée de grains d’or et de fils cordelés.

128. PENDANT D’OREILLE EN OR, de style étrusque. Un disque orné de quatre rosaces concentriques et radiées; le tout en cordelé d’une grande finesse.

ÉCRIN N° 10.

Table des matières

129. PENDANT D’OREILLE ROMAIN EN OR. Une colombe estampée, avec une collerette de grains d’or; la queue et les pattes en astragale.

130. PENDANTS D’OREILLES ÉTRUSCO-ROMAINS EN OR, semblables à celui du n° 129. Deux petits grains de raisin en verre opaque sont suspendus aux pattes de la colombe.

131. PENDANTS D’OREILLES EN OR. Semblables à ceux des deux nos précédents, mais dépourvus de leur agrafe. Les ailes de la colombe sont dessinées en cordelé. Les pattes de l’une des colombes sont dégarnies de leur ornement formé de deux doubles perles en or.

132. PENDANT D’OREILLE DE STYLE ÉTRUSQUE EN OR. Un Amour ailé, le corps entouré d’un feston, tient dans sa main droite une patère, et dans sa main gauche élevée le præfericulum.

133. PENDANT D’OREILLE DE STYLE ÉTRUSQUE EN OR, Un disque en astragales, orné d’une fleur centrale en cordelé, porte de chaque côté une chaînette terminée en houppe, et à sa partie inférieure une colombe.. Cette dernière est restaurée.

134. PENDANTS D’OREILLES ROMAINS. Une perle fine dans un chaton en fil d’or est suspendue à un anneau d’or.

135. PENDANT D’OREILLE ROMAIN EN OR. Un disque avec une petite perle centrale porte trois autres perles plus grosses, dont une à son bord supérieur, et deux suspendues à sa partie inférieure. L’anneau, orné d’un grain d’or, se termine lui-même par une petite perle fine.

136. PENDANT D’OREILLE EN OR. Semblable à celui du n° 132, mais plus petit. Un Amour ou un enfant joue de la syrinx (flûte de Pan).

137. PENDANT D’OREILLE EN OR. Semblable à ceux des nos 132 et 136. Le corps de l’enfant est entouré d’un feston composé de petits grains; sa tête est ornée d’une couronne (corona tortilis); il porte une patère dans sa main.

138. PENDANT D’OREILLE EN OR, de style étrusque. Un enfant joue de la syrinx; sa tête est ornée d’une couronne de forme particulière (corona torculata). Le corps de l’enfant est fait au repoussé.

139. PENDANT D’OREILLE. Un grenat enchâssé dans un disque d’or qui porte de chaque côté une chaînette, et entre elles un enfant ailé qui joue de la syrinx.

140. PENDANTS D’OREILLES EN OR., de style grec. Deux enfants ailés avec une chlamyde sur l’épaule; l’un d’eux joue de la flûte, l’autre verse de son præfericulum un liquide dans une patère. Les agrafes manquent.

141. PENDANT D’OREILLE ÉTRUSQUE EN OR. Un disque, de forme ovale, auquel s’attache l’agrafe,, porte un enfant ailé (un Amour) tenant d’une main une patère et de l’autre un præfericulum. La figurine est semblable à celles des nos 132 et 140.

142. PENDANT D’OREILLE ROMAIN EN OR. Une corne d’abondance, formée d’une torsade de fils d’or, est surmontée d’un enfant dont le corps est entouré d’une ceinture. Il élève le bras gauche et tient dans sa main droite un alabastrum de forme ronde.

143. PENDANT D’OREILLE ROMAIN EN OR. Un Amour ailé dont le dos porte une agrafe en fils d’or tressés.

143 bis. PENDANT D’OREILLE EN OR. Semblable à celui du n° 143; mais l’Amour est un peu plus grand et son corps est entouré d’une ceinture.

144. PENDANT D’OREILLE. Un petit Amour ailé, en or, est à cheval sur une colombe en grenat, qu’il tient en bride.

145. PENDANT D’OREILLE ROMAIN EN OR. Un Amour ailé, le corps entouré d’une ceinture et la tête ornée d’une tænia, danse en tenant un feston de ses deux mains. La grandeur extraordinaire de ce pendant (il pèse 42 grammes) fait supposer qu’il a pu servir d’ornement à une statue colossale.

146. PENDANTS D’OREILLES EN ARGENT. Gros anneau de profil circulaire, renflé vers le milieu. Le bord extérieur est garni de deux glands. Il porte à sa partie inférieure un chaton vide. La surface est ornée de cinq bandes plates façonnées en tresses. L’un des pendants a perdu son chaton et ses glands.

147. PENDANTS D’OREILLES EN ARGENT. Gros anneau dont une moitié est unie et l’autre façonnée en tresse.

148. PENDANTS D’OREILLES EN ARGENT. Gros anneau dont une moitié est ornée de trois rangs de grains.

149. PENDANT D’OREILLE EN ARGENT. Gros anneau dont une moitié est unie et l’autre façonnée en tresse épaisse.

150. PENDANTS D’OREILLES EN ARGENT. Simple anneau à surface unie.

151. PENDANT D’OREILLE EN OR. Rosace, en fils d’or cordelés, qui supporte latéralement deux chaînettes et au bas un petit ornement brisé.

152. PENDANT D’OREILLE EN OR. Gland romain antique, mais restauré, orné de trois chaînettes.

153. PENDANT D’OREILLE EN OR. Simple anneau en fil d’or, qui porte une lentille en ambre dont la surface est un peu corrodée.

154. PENDANTS D’OREILLES EN ARGENT. Gros anneau dont la surface est ornée de trois bandes en tresses et en astragale et de quatre astragales en relief.

155. PENDANTS D’OREILLES EN OR. Un disque concave, en fils cordelés tournés en spirale, porte latéralement deux chaînettes, et à sa partie inférieure une troisième ornée d’une boule façonnée à jour en cordelé. Ouvrage d’orfèvrerie napolitaine moderne.

156. PENDANTS D’OREILLES EN OR. Une tête de lion estampée, antique et bordée d’une tresse en cordelé, est unie à un disque échancré qui porte trois pendants terminés en grains de raisin.

157. PENDANT D’OREILLE EN ARGENT. Corne d’abondance cannelée, terminée en tête de loup.

158. PENDANT D’OREILLE ROMAIN EN ARGENT. Enfant qui danse et qui porte d’une main une couronne. Il tient de l’autre main un vase en forme de gobelet.

ÉCRIN N° 11.

Table des matières

159. PENDANT D’OREILLE EN OR, de l’époque carlovingienne. Il se compose d’un grand anneau dont la moitié est ornée d’un astragale et auquel est suspendue une espèce de petite corbeille, de forme hémisphérique, façonnée à jour. Elle est couverte d’un disque, en cordelé et en grains d’or, garni d’un chaton central qui a perdu sa pierre.

159 bis. PENDANT D’OREILLE EN OR, de la même époque. Composé également d’un grand anneau ouvert dont la moitié est garnie de trois rangs de grains d’or. La petite corbeille hémisphérique, également façonnée à jour, est ornée de deux bandes croisées, composées de petits anneaux en fil d’or. Le disque qui la recouvre est garni de mamelons, et porte au centre un chaton qui renferme une perle fine.

160. PENDANT D’OREILLE EN OR, de la même époque. Anneau ovale complet dont la partie antérieure est garnie d’une série de petits disques en fils plats, tournés en spirale et terminée par un grain d’or. La corbeille hémisphérique qu’il porte est façonnée à jour en gros fil d’or et couverte d’un disque, semblable à ceux de l’anneau, mais orné d’une fleur centrale composée de petits anneaux disposés en forme de bourrelet.

160 bis. PENDANTS D’OREILLES EN OR, de la même époque. Forme et disposition générales semblables à celles des trois numéros précédents. L’anneau est couvert de grains d’or; le disque qui couvre la corbeille est orné de globules disposés en croix, mais le reste de la surface est complètement uni.

161. PENDANT D’OREILLE EN OR, de style byzantin. Un grand anneau ouvert, dont la moitié antérieure est ornée de trois pierres et de petits anneaux, porte un disque façonné à jour en feuillages cordelés et garni d’émaux rouges et verts.

162. PENDANT D’OREILLE EN OR, de l’époque carlovingienne. Un anneau, à surface unie, porte une corbeille à jour qui est couverte d’un disque orné d’une pâte de verre bleu.

162 bis. PENDANT D’OREILLE EN OR, de la même époque, assez semblable à celui du n° 162.. La moitié antérieure de l’anneau est entourée de grains d’or. La corbeille à jour qu’il porte est couverte d’un disque orné au centre d’un grenat.

163. PENDANT D’OREILLE EN OR, de la même époque. Unanneau, dont une moitié est unie et l’autre façonnée, porte une corbeille à jour avec un disque plat orné d’un astragale et de grains d’or.

164. PENDANTS D’OREILLES EN OR, d’une époque et d’un style inconnus. Anneau orné d’un assemblage bizarre de cornes et d’autres dessins divers. Il se termine en une tête fantastique et porte deux chatons garnis d’un grenat. C’est peutr-être un bijou hongrois du siècle passé.

165. PENDANTS D’OREILLES EN OR, de l’époque carlovingienne. L’anneau, orné de trois grains d’or, porte une corbeille à jour dont le disque est garni de festons en fil d’or cordelé.

166. PENDANT D’OREILLE, DE STYLE ORIENTAL, EN OR. Une petite agrafe porte un grand ornement, en forme, d’ogive, orné de quatre grenats et de deux émaux. Deux groupes, composés chacun de deux petites boules, viennent s’attacher au bord inférieur de cette pièce.

167. PENDANTS D’OREILLES EN OR. Une agrafe ornée de six petits grenats carrés porte un disque garni d’un grenat central et de quatre autres grenats disposés en croix. Une petite pierre taillée en forme d’olive est suspendue au disque.

168. PENDANT D’OREILLE EN OR. Une agrafe, dont la moitié antérieure est ornée de trois rangs de grains d’or, porte une espèce de bouclier ou d’écusson garni de quatre grenats et bordé de tresses cordelées. Une grosse perle fine est suspendue au bord inférieur du bouclier.

169. PENDANT D’OREILLE EN OR, d’une époque de décadence. Une agrafe, ornée d’un grenat et d’une pâte de verre taillée en forme de feuille ovale, porte une boule d’or estampée et ciselée, à laquelle est suspendue une perle fine.

170. PENDANT D’OREILLE EN OR. Une agrafe est ornée d’un chaton garni d’un grenat.

170 bis. PENDANT D’OREILLE EN OR. Simple anneau en fil d’or très-mince..

171. PENDANT D’OREILLE EN OR. Anneau à surface unie, auquel est suspendue une émeraude opaque de forme prismatique.

172. PENDANT D’OREILLE EN OR. Un anneau orné de trois boules en fil d’or porte à sa partie inférieure un morceau de verre rond.

173. PENDANT D’OREILLE, DE STYLE ORIENTAL, EN OR, semblable à celui du n° 166. La petite agrafe, ornée de grains, porte une pièce de forme ogivale garnie d’un grenat, d’émaux et de fils cordelés. Trois groupes, composés chacun d’une perle fine, d’une petite boule et d’un grain d’or, viennent s’attacher aux extrémités inférieures de cette pièce.

174. PENDANT D’OREILLE ROMAIN EN OR. Une lame de forme quadrangulaire, dont la surface est couverte de feuilles en relief, porte au centre une petite émeraude opaque percée d’un trou.

175. PENDANT D’OREILLE EN OR. Semblable à celui du n° 172, avec la différence que l’anneau ne porte qu’une seule boule.

176. PENDANT D’OREILLE EN OR. Un anneau d’or terminé en tête d’animal porte comme pendant une petite tête barbue en argent.

177. PENDANT D’OREILLE EN OR. Une agrafe est ornée d’un chaton renfermant un saphir.

178. PENDANT D’OREILLE EN OR. Une agrafe, ornée d’un chaton avec une émeraude carrée, porte un petit pendant en lapis-lazuli de forme ovale.

ÉCRIN N° 11 bis.

Table des matières

178 bis. GRANDS PENDANTS D’OREILLES EN OR, d’ancien style étrusque et d’un genre semblable à ceux du n° 56. L’anneau principal, assez déformé, se termine à son extrémité élargie par une lentille estampée, placée entre deux bandes légèrement annelées et garnie d’un astragale. Toute la surface antérieure de l’anneau est couverte de dessins estampés et ciselés et bordée de deux petits tubes creux en fil uni et en astragale. A quelque distance de la lentille, un peu plus bas, une fleur à six pétales en relief porte un petit anneau formé de deux agrafes en fil d’or ingénieusement entrelacées. Un anneau plus grand composé de quatre petits tubes creux, dont trois en astragale, passe dans l’intérieur du premier et porte à son tour un petit vase à anses surmonté de deux belières et orné de grains d’or, de godrons en fil plat et, à sa face antérieure seulement, de six petites fleurs en relief. Le bord des petits anneaux et des belières, visiblement usé par le frottement du grand cercle qui passe dans leur intérieur, indique que ces pendants d’oreilles, malgré leur grande dimension, n’étaient point un simple ornement mortuaire. L’un des deux anneaux principaux est incomplet; il a souffert évidemment par le feu et le vase a perdu une de ses fleurs. — Ces intéressants pendants d’oreilles ont été trouvés en 1849 par MM. François et Des Vergers dans une nécropole près de l’embouchure, de la Cécina dans les maremmes de la Toscane.

179. COLLIER ÉTRUSQUE EN OR. Six demi-lentilles ornées d’un bas-relief estampé, représentant une figure nue à demi couchée, alternent avec cinq autres demi-lentilles plus grandes, ornées d’une tête de Minerve vue de profil, également estampée. Toutes ces lentilles sont reliées entre elles par deux chaînettes, tressées en fil d’or cordelé, qui s’attachent à la partie supérieure et inférieure du bord de chaque lentille, et portent chacune une petite demi-lentille ornée d’un masque estampé. Une troisième chaînette semblable vient s’attacher et se suspendre en feston au-dessous de chacune des onze lentilles principales, et porte à son tour une petite demi-lentille couverte de granulé. Les deux pièces extrêmes, de forme également circulaire, mais à surface plate, sont ornées d’un profil estampé de Minerve et garnies, l’une d’un anneau et l’autre d’une agrafe.

COLLIERS.

Table des matières

Nos dix-huit écrins, renfermant des colliers de toutes formes, de toutes grandeurs et de matières diverses, les uns complets, les autres en fragments, prouveront, d’une part, combien l’usage de ces bijoux était répandu, dans l’antiquité, chez les dames et même chez les plus jeunes filles , de l’autre, quelle variété les anciens savaient mettre dans. leur composition et dans leur ornementation. — Ces colliers se composaient, soit de simples fils d’or tressés ou contournés en nœuds ou en agrafes, soit d’une série de grains d’ambre, de grenats ou d’émeraudes (auxquels on supposait des vertus médicales particulières), soit de perles fines, de pâtes de verre ou d’émaux entremêlés par groupes ou alternant avec des boules, des amphores, des glands, des coquilles, des têtes d’homme ou d’animaux en or ciselé ou estampé. Quelquefois cette première série est accompagnée de deux autres qui descendent plus bas, jusque sur la poitrine; mais, plus fréquemment, c’est un nombre variable de chaînettes qui viennent se suspendre à la chaîne principale ou s’y attacher en festons. Le milieu du collier porte généralement un pendant de dimensions plus grandes. Tantôt c’est une fleur, une tête d’animal ou un scarabée; d’autres fois, un morceau de silex taillé en pointe de flèche ou en foudre. Ces sortes de pierre, qui se retrouvent aussi dans d’autres ornements, étaient des amulettes et avaient une signification particulière dans la céraunoscopie, c’est-à-dire dans la science fulgurale des augures étrusques. Souvent enfin, le pendant du milieu est formé par une bulle d’or, ornée de bas-reliefs ciselés ou estampés. On désigne sous ce nom de bulle un ornement de forme ronde, plat ou lenticulaire, dont l’intérieur creux renfermait ordinairement quelque amulette (comme celle du n° 254), et qui est toujours surmonté d’une large belière qui lui permet de glisser le long de la chaîne principale du collier, tandis que les autres pendants sont généralement fixés. Chez les Romains, la bulle d’or était la marque distinctive des jeunes patriciens, qui la portaient jusqu’à l’âge de treize ou de quatorze ans, époque à laquelle ils quittaient la prætexta, pour prendre la toga . Mais plusieurs, monuments nous prouvent que la bulle était également en usage chez les Étrusques, et peut-être les Romains l’ont-ils empruntée à leurs voisins, comme ils ont fait pour une foule d’autres détails de leur vie privée ou publique.

On remarquera la richesse de cette collection en colliers formés d’or et d’émeraudes, pour lesquels les anciens avaient une prédilection qui fait l’éloge de leur goût, car il est certain que l’association du vert de l’émeraude et du jaune de l’or est de l’effet le plus brillant et le plus heureux. Ces pierres précieuses provenaient en partie de l’Inde; mais les anciennes mines d’émeraudes découvertes par M. Cailliaud dans la Haute-Égypte, vers les bords de la mer Rouge, font supposer que les Grecs et les Étrusques, comme les Hébreux, les tiraient surtout de ce pays .

Quant à la délicatesse et à la perfection du travail qui distinguent la plupart des objets réellement étrusques, il suffit, pour s’en convaincre, de jeter les yeux sur l’admirable tête, n° 198.

Les élégants colliers gréco-étrusques, n° 192-194, méritent une mention toute particulière. Ils réunissent à une très-belle conservation le rare avantage de n’avoir pas passé par la main des marchands, qui ont, presque sans exception, la déplorable habitude de remanier les bijoux et d’y ajouter des pièces, les unes antiques, les autres modernes, qui dénaturent toujours le caractère primitif de l’objet. Ce sont MM. François et Noël Des Vergers qui ont eu le bonheur de les découvrir dans une tombe de Vulci, ainsi qu’un certain nombre d’autres objets indiqués dans ce catalogue comme ayant la même provenance.

Les torques ou colliers d’hommes forment une classe particulière et bien distincte. Ils se composent toujours d’un cercle d’or massif, d’un diamètre variable, ciselé en torsade et terminé par deux bouts qui se croisent en formant agrafe. On sait, par l’histoire de Manlius, surnommé Torquatus, que les chefs gaulois portaient ce genre de collier. La statue du Capitole, nommée mal à propos le Gladiateur mourant, ainsi que le groupe dit d’Arria et de Pætus, à la villa Ludovisi, nous présentent en effet des guerriers celtes ornés du torques, qui se retrouve aussi sur plusieurs monuments gaulois. Mais une statuette de bronze, représentant un jeune Étrusque avec un collier semblable, nous permet de croire que ce collier n’était pas employé uniquement par les Celtes. D’autres peuples le portaient peut-être. C’était alors, soit une récompense décernée pour quelque haut fait militaire, soit une simple imitation d’une mode gauloise. Le torques n° 261, si petit et si léger comparativement aux autres, semble indiquer que les enfants eux-mêmes portaient parfois ce collier.

Quant aux ambres et aux scarabées qui se trouvent dans plusieurs colliers, nous renvoyons nos lecteurs aux introductions spéciales consacrées à ces objets.

IV.

Table des matières

COLLIERS.

ÉCRIN N° 12.

Table des matières

179 bis. PIÈCE DÉTACHÉE D’UN COLLIER ÉTRUSQUE. Une pomme de pin en or estampé termine un col assez allongé, auquel s’attachent deux anses en fil d’or d’un travail élégant.

180. COLLIER ÉTRUSQUE EN OR, composé d’une chaîne plate en tresses, dont le bord inférieur est orné de petites boules et qui porte, à sa partie supérieure, une suite de palmettes et de glands estampés. Des chaînettes de longueurs diverses sont suspendues à la chaîne principale et portent à leur tour, en commençant par le milieu: une fleur de lotus, des harpies, des glands, des têtes de Méduse et des palmettes. Cet élégant petit collier fut trouvé à Cæré sur les restes d’une jeune fille. Une partie de la mâchoire y adhère encore.

181. COLLIER GRÉCO-ÉTRUSQUE, formé d’un assemblage de vingt-trois beaux scarabées en cornaline, tous de même couleur, mais de grandeurs diverses. La surface plate du revers porte, gravés en creux, les motifs suivants:

1° Une bête à corne.

2° Une panthère qui se défend.

3° Deux lions au repos. Le scarabée est brisé et la gravure en est peu profonde.

4° Une figure assise qui élève la main. Dans le champ, une étoile.

5° Une figure agenouillée. La gravure est moins soignée que celle des autres pièces de ce collier.

6° Un satyre qui joue de la double flûte.

7° Une panthère qui déchire un taureau.

8° Un athlète qui s’essuie la jambe avec le strigile (espèce d’étrille en usage chez les athlètes pour enlever l’excédant d’huile dont ils se frottaient le corps) .

9° Un éphèbe (jeune homme), revêtu d’une chlamyde, s’apprête à porter un coup sur la tête d’une harpie.

10° Mercure, portant dans sa main droite un long caducée, et de la main gauche le pétase ailé.

11° Un bige (char à deux chevaux) avec son conducteur.

12° Deux sphinx affrontés au repos. Au-dessus d’eux, un Pégase.

13° Hercule nu et debout, avec son arc et sa massue.

14° Une figure nue, avec un cerf à ses côtés.

15° Un cavalier.

16° Diane, avec deux animaux dans ses mains, et un autre à ses pieds.

17° Un guerrier, armé d’un bouclier et d’une lance, qui s’enfuit.

18° Un guerrier, armé d’un bouclier, qui puise de l’eau dans un vase.

19° Une tête de Méduse, avec de grandes ailes. De longs serpents s’échappent du haut de sa tête.

20° Une biche.

21° Un cerf qui semble brouter.

22° Un quadrupède qui se défend.

23° Une amphore à anses.

Tous ces scarabées, garnis de beaux chatons d’or façonnés à ornements divers en cordelé, en astragales et. en granulé, sont surmontés chacun d’une petite belière, bordée de deux fils, et alternant avec une suite de boules d’or. Ces dernières, d’une délicatesse et d’une perfection de travail étonnantes, sont ornées les unes de granules d’une grosseur parfaitement uniforme qui couvrent toute la surface, les autres d’astragales et de godrons parsemés d’un granulé pour ainsi dire microscopique; d’autres enfin portent des dessins divers en fil d’or et en granulé. Le tout se termine par deux agrafes très-élégantes, ornées de dauphins estampés. Ce collier, d’un travail admirable, peut-être unique dans son genre, fut trouvé à Vulci; mais, par suite de la destruction du fil qui les unissait, les différentes parties dont il se compose étaient complétement isolées les unes des autres. En les rassemblant, on les avait entremêlées de quelques pièces modernes qu’on a jugé à propos d’enlever, afin de mieux faire ressortir la disposition et la beauté primitives de cet ouvrage. On s’est servi, pour cette restitution, d’un collier semblable qu’on a trouvé à Pérouse et qui fait partie de la collection de M. Castellani, à Rome.

182. COLLIER ÉTRUSQUE EN OR ET EN GRENATS, composé de disques de grenat alternant avec des boules d’or. Le milieu porte un ornement, en or estampé, couvert partiellement de granules; il représente un buste humain, les mains croisées sur la poitrine, et se termine à sa partie inférieure en une sorte de coquille.

183. COLLIER GREC EN OR. De petites amphores, dont le corps est uni, mais dont le col et la belière sont cordelés, alternent avec de petites boules unies

184. COLLIER ROMAIN EN OR, formé de vingt et une rosettes antiques fixées, pour leur donner de la solidité, sur des disques de nacre modernes et enchaînées avec des fleurons ornés de lentilles estampées. La rosette du milieu, plus grande que les autres, est fixée au centre d’un disque garni de fleurs et d’ornements divers en relief.

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Дата выхода на Литрес:
16 января 2025
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176 стр. 28 иллюстраций
ISBN:
4064066327170
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