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Xavier Heuschling

La Noblesse Artiste et Lettrée

Une étude historique


Publié par Good Press, 2022

goodpress@okpublishing.info

EAN 4064066307509

Table des matières

I.

II.

III.

I.

Table des matières

REVUE PÉDAGOGIQUE.

De tout temps l’éducation de la jeunesse, confiée aux grands hommes, a été l’apanage de la souveraineté et de la noblesse.

Les fables indiennes, attribuées à Pilpay, que les traditions font vivre deux mille ans avant Jésus-Christ, ont été composées pour servir d’instruction aux princes, comme le prouve ce titre d’une traduction française, faite par David Sahid d’Ispahan: Livre des lumières, ou La conduite des roys, composé par le sage Pilpay, Indien, Paris, 1644.

Saint Clément d’Alexandrie s’exprime ainsi sur le même sujet: «Phœnix, dit-

«on, fut le précepteur d’Achille, et Adraste

«celui des enfants de Crésus. Alexandre

«eut pour précepteurs Léonide et Philippe

«Nausithoüs.... Le Thrace Zopire ne ré-

«prima point l’impudicité d’Alcibiade....

«Les enfants de Thémistocle eurent pour

«précepteur Sicimus, esclave frivole et

«efféminé, inventeur d’une danse à qui

«les Grecs ont donné son nom. Personne

«n’ignore que les rois de Perse confiaient

«l’éducation de leurs enfants à quatre

«hommes choisis parmi les plus distin-

«gués de la nation, et qu’on appelait in-

«stituteurs royaux.»

En parlant d’Alexandre, il est à propos de rappeler la lettre du roi son père au philosophe de Stagyre: «Je vous apprends,

«lui disait-il, que j’ai un fils; je remercie

«les dieux, non pas tant de me l’avoir

«donné, que de l’avoir fait naître du

«temps d’Aristote.»

Gniphon, grammairien gaulois, qui eut Cicéron pour auditeur, était un des maîtres de César.

Sénèque fut le précepteur de Néron.

Le rhéteur Fronton, sous certains rapports émule de Cicéron, eut pour disciples Lucius Verus et Marc-Aurèle.

L’empereur Commode, fils et successeur de Marc-Aurèle, eut pour précepteur le célèbre grammairien et sophiste Julius Pollux.

L’empereur Constantin, pénétré du mérite de Lactance, lui confia l’éducation de son fils.

Ausone, de Bordeaux, fut choisi pour précepteur de Gratien, fils de l’empereur Valentinien, qui le fit venir à Trèves, où il avait sa résidence.

Désormais, le paganisme mourant fait place au christianisme, qui ne tarde pas à jeter de profondes racines dans le vaste domaine de l’éducation.

Saint Cunibert, qui dans la suite devint évêque de Cologne, fut chargé par le roi Dagobert de l’éducation de son fils Sigebert, qui fut roi d’Austrasie, et, trois siècles plus tard, on trouve Gerbert, depuis pape sous le nom de Sylvestre II, et l’évêque Bernward, de Hildesheim, chargés de celle de l’empereur Othon III. Dans l’intervalle tombe l’époque carlovingienne, dont le grand historien Eginhard fut chargé de l’éducation de Lothaire.

Saint Thomas d’Aquin, d’une famille comtale au royaume de Naples, était, on le sait, un des scolastiques les plus influents de son temps. Saint Louis, roi de France, aimait son enseignement et l’admettait souvent à sa table.

Richard de Bury, évêque de Durham et grand chancelier d’Angleterre, dont le Philobiblion a été récemment traduit pour la première fois en français (Paris, 1856, 1 vol. in-8°), avait été gouverneur du prince de Galles, si célèbre sous le nom d’Édouard III.

Nicolas Oresme fut précepteur du roi de France Charles V, qui l’investit de l’évêché de Lisieux. C’est par ordre de son royal élève qu’il entreprit la traduction française de la morale et de la politique d’Aristote.

Jean Fyot était précepteur d’un fils de Charles VII, et Louis XI, grand amateur des lettres, a composé lui-même, sous le titre de Rosier des guerres, des conseils à son fils Charles VIII.

Ghislain, seigneur de Busbecq, en Flandre, ambassadeur de Ferdinand Ier à la cour de Soliman II, avait été précepteur de l’empereur Rodolphe II et de Mathias, son frère et son successeur.

Le pape Adrien VI et Philippe de Croy, seigneur de Chièvres, ne furent pas les seuls précepteurs de Charles-Quint; on connaît le beau tableau de M. Leys: Érasme lisant le discours sur les devoirs des princes, devant Charles-Quint enfant et Marguerite d’Autriche.

Cleynaerts, célèbre orientaliste belge, fut successivement précepteur d’un fils de vice-roi en Espagne, et du cardinal Henri, à Évora, où résidait alors la cour de Portugal.

Machiavel est qualifié de vénérable précepteur des princes et des grands, par Brantôme, dans ses Vies des dames galantes, discours IV.

Buchanan fut le précepteur de Jacques Ier, roi d’Angleterre, auquel il avait inspiré du goût pour la littérature; ce furent les États d’Écosse qui le nommèrent à ce poste éminent.

Amyot devint précepteur des enfants du roi Henri II.

Nicolas Denisot, peintre, graveur, poète latin et français, fut, en Angleterre, professeur des demoiselles de la famille Seymour.

Le comte de Chiverny, chancelier garde des sceaux de France, a écrit deux instructions à ses enfants, imprimées après sa mort.

Michaud de Corolles, conseiller et secrétaire du duc de Savoie, était précepteur d’Emmanuel-Philibert.

Le célèbre Écossais Jacques Crichton, d’une famille alliée à celle des Stuart, était gouverneur de Vincent de Gonzague, duc de Mantoue.

Un savant hollandais, Abraham Van der Myle, en latin Mylius, était précepteur des enfants du duc d’Albe.

Le jésuite Philippi était précepteur de l’empereur Ferdinand III.

Juste Lipse eut les infants Albert et Isabelle pour auditeurs à l’Université de Louvain.

Le poète Des Yvetaux fut précepteur du duc de Vendôme, puis du dauphin (Louis XIII), auquel Simon Vouet donna des leçons de peinture.

Philippe de Béthune, frère puîné de Sully, était gouverneur de Gaston, duc d’Orléans.

Le cardinal de Retz eut Saint Vincent de Paule pour précepteur.

Philippe III, roi d’Espagne, ayant attiré à sa cour dona de la Cerda, dame portugaise, distinguée par ses talents en musique autant que par ses connaissances en rhétorique, en philosophie et en mathématiques, lui confia le soin d’enseigner les lettres latines aux infants Charles et Ferdinand.

Koeberger a donné des leçons de peinture à l’archiduc Albert, et Gérard Honthorst enseigna le dessin aux filles de la reine de Bohême et à cette princesse elle-même.

Le frère Jean-Baptiste Mayno, peintre espagnol du XVIIe siècle, élève du Greco, était professeur de dessin du prince des Asturies (Philippe IV).

Les jésuites et géomètres Grégoire de Saint-Vincent, de Bruges, et Della Faille, d’Anvers, furent précepteurs de don Juan d’Autriche, fils naturel de Philippe IV, roi d’Espagne; le second accompagna ce prince dans ses voyages en Catalogne, en Sicile et à Naples.

David Teniers, le jeune, fut chargé d’enseigner la peinture à don Juan d’Autriche, et le peintre Richard Gibson fut maître de dessin des princesses Marie et Anne, depuis reines d’Angleterre.

Le père Adam Schall, jésuite allemand et missionnaire en Chine, devint précepteur du jeune prince Khang-Hù.

Le fameux frère morave et philologue, Comenius, fut précepteur des fils d’un gentilhomme des montagnes de Bohême, où il s’était réfugié.

Le duc de Luynes, qui a laissé beaucoup d’ouvrages ascétiques, dont une partie a été publiée sous le nom de Laval, eut pour maître Descartes, qui était aussi précepteur d’Élisabeth, princesse palatine, fille de Frédéric V.

La duchesse de la Rochefoucauld-Liancourt a laissé des instructions, imprimées après sa mort, et données à la princesse de Marcillac, sa petite-fille, pour sa conduite et celle de sa maison.

Le cardinal de Richelieu confia à l’abbé d’Aubignac l’éducation du duc de Fronsac, son neveu.

Nicolas de Villeroi, maréchal de France, fut gouverneur de Louis XIV, qui eut aussi Péréfixe pour précepteur.

Ce monarque avait choisi le duc de Montausier comme gouverneur de son fils, le dauphin, et la femme du duc, Julie de Rambouillet, était gouvernante des enfants de France. Il désigna de Lalande, son surintendant de la musique, pour enseigner le clavecin aux deux jeunes princesses ses filles, mesdemoiselles de Blois et de Nantes.

Françoise de Souvré était aussi gouvernante des enfants de France.

Ce fut pour l’éducation du dauphin, dont il était devenu précepteur, que Bossuet composa son Discours sur l’histoire universelle, sa Politique tirée de l’Ecriture sainte, le Traité de la connaissance de Dieu et de soi-même, et d’autres ouvrages élémentaires d’histoire et de philosophie.

Fléchier était lecteur du dauphin.

Huet, évêque d’Avranches et sous-précepteur du dauphin, aida Montausier et Bossuet dans l’exécution des éditions dites ad usum Delphini, qu’il dirigea en partie.

Madame de Maintenon, qui avait eu elle-même le chevalier de Méré pour précepteur, fut chargée d’élever secrètement les enfants de Louis XIV et de madame de Montespan. En outre, le géomètre de Malezieux, membre de l’Académie française et de l’Académie des sciences, était précepteur du duc du Maine, qui eut également pour précepteur Urbain Chevreau, le secrétaire de Christine de Suède.

Le roi, se faisant souvent lire de l’Amyot par Racine, choisit Fénelon pour précepteur de son petit-fils le duc de Bourgogne. C’est pour l’éducation de son royal élève que Fénelon composa le Télémaque, les Dialogues des morts, la Direction pour la conscience d’un roi, l’Abrégé des vies des anciens philosophes.

Paul de Beauvilliers, duc de Saint-Aignan et l’ami de Fénelon, était gouverneur des ducs de Bourgogne, d’Anjou et de Berri. Les enfants de France eurent aussi Claude Fleury pour sous-précepteur.

Bossuet plaça La Bruyère auprès de M. le duc de Bourgogne pour lui enseigner l’histoire.

Le comte de Bombelles fut nommé par le régent, en 1718, gouverneur du duc de Chartres.

Le cardinal Dubois, pendant qu’il était, lui aussi, gouverneur du duc de Chartres, a tracé un plan pour l’éducation de son royal élève, plan que l’histoire a conservé.

Le peintre Arlaud, de Genève, donna des leçons au duc d’Orléans, qui le fit loger à Saint-Cloud.

Madame de Maré fut gouvernante des enfants de M. le duc d’Orléans, en survivance de la maréchale de Grancey sa mère, puis en chef après elle, ajoute le duc de Saint-Simon dans ses Mémoires.

J.-B. de Mirabaud, secrétaire perpétuel de l’Académie française, était précepteur des filles de la duchesse d’Orléans.

Sous le titre d’Avis d’un père à sa fille, le marquis d’Halifax, président du conseil d’Angleterre sous Jacques II, a publié un ouvrage, qui a été traduit en français et souvent réimprimé.

Un érudit de Nuremberg, Wagenseil, fut choisi pour gouverneur de quelques gentilshommes, et voyagea avec eux en France, en Espagne, dans les Pays-Bas, en Angleterre et en Allemagne. Louis XIV le combla de présents. Il commença par être précepteur des enfants du comte Henri de Traun, et, dans la suite, le comte palatin du Rhin, Adolphe-Jean, lui confia l’éducation de ses deux fils. Parmi les ouvrages de Wagenseil, il en est un que les biographes passent ordinairement sous silence, mais qui rentre particulièrement dans notre sujet; il a pour titre: Von Erziehung eines jungen Prinzen, der vor allem Studiren einen Abscheu hat, dass er dennoch gelehrt und geschickt werde, Leipzig, 1705.

Deux ans après, parut le livre intitulé : Les règles de la vie civile pour former l’esprit d’un jeune prince, Amsterdam, 1707.

Outre le Traité de l’éducation d’un prince, par Nicole, et l’Institution d’un prince, composée par Duguet pour le duc de Savoie, on a un ouvrage anonyme publié sous le titre de: Essai sur l’éducation de la noblesse, Paris, 1747, 2 vol. in-8°.

Bierling, théologien magdebourgeois, a donné : De conditione politica, oder wie man cavalierement studiren soll, Halle, 1730.

A la recommandation de Ménage, Roger de Piles, peintre et littérateur, d’une famille distinguée dans le Nivernois, fut chargé de l’éducation du fils du président Amelot, et suivit ensuite son élève dans plusieurs ambassades en qualité de secrétaire.

Madame de Guerchois, sœur du chancelier d’Aguesseau, uniquement occupée de l’éducation de ses enfants, est auteur d’un ouvrage ayant pour titre: Avis d’une mère à son fils.

L’Écossais Ramsay fut chargé, en France, de l’éducation du duc de Château-Thierry, et ensuite de celle du prince de Turenne.

Le marquis de la Victoria, célèbre Espagnol, enseigna la peinture à ses deux filles.

Le peintre Tillemans, d’Anvers, protégé du duc de Devonshire, enseigna le dessin à lord Byron.

Le général comte de Neipperg fut chargé de l’éducation du duc François de Lorraine, depuis empereur d’Autriche.

Le comte de Bourcier-Montureux a écrit: Instruction pour mon fils qui prend le parti des armes, 1740, in-4°.

Alary, membre de l’Académie française, qui n’a laissé aucun ouvrage, et Guilbert, auteur d’une Description historique de Fontainebleau, étaient précepteurs, le premier de Louis XV, et le second des pages de ce souverain.

Le baron de Bielfeld, précepteur du prince Ferdinand de Prusse, frère du roi Frédéric II, dédia à son élève ses Institutions politiques, nouvelle édition, Liége, 1768, 2 vol. in-8°, avec le portrait de l’auteur.

La même année parut, également à Liége, la cinquième édition de l’ouvrage: Le véritable Mentor, ou l’éducation de la noblesse, par le marquis Caraccioli, qui fut gouverneur des enfants du prince Rewsky, grand maréchal et premier sénateur du royaume de Pologne.

Madame de Prémontval, fixée à Berlin avec son mari, y fut lectrice de la princesse Guillelmine, épouse du prince Henri de Prusse.

C’est pour la princesse d’Anhalt-Dessau, nièce du roi de Prusse, qu’Euler écrivit ses Lettres à une princesse d’Allemagne sur divers sujets de physique, Berne, 1775, 3 vol. in-8°.

Mistress Manley était lectrice de la duchesse de Cleveland.

David Mallet fut chargé de l’éducation des fils du duc de Montrose, puis devint sous-secrétaire du prince de Galles, dont le comte de Waldegrave était gouverneur.

Parmi les nombreux ouvrages de madame Leprince de Beaumont, on distingue l’Éducation complète, à l’usage de la famille royale de la princesse de Galles, Londres, 1753, 3 vol. in-12, et Civan, roi de Bungo, ou Tableau de l’éducation d’un prince, 1754, 2 vol. in-12.

Don Juan de Yriarte, le savant bibliographe espagnol, était successivement précepteur du duc de Béjar, du duc d’Albe et de don Manoel, infant de Portugal.

Le général baron d’Eggers fut chargé de donner des leçons de tactique aux princes Xavier et Charles de Saxe.

Madame de Tallart était gouvernante des enfants de France sous Marie Leckzinska, femme de Louis XV, et Madelaine-Françoise Basseporte, peintre de fleurs, plantes, insectes, etc., donna des leçons aux filles de Louis XV.

De Moncrif était lecteur de la reine Marie Leckzinska.

Condillac, précepteur de l’infant don Ferdinand, duc de Parme et neveu du roi Louis XV, composa, pour l’instruction de son élève, un Cours d’étude, 1755, 3 vol. in-8°, renfermant une grammaire, un art d’écrire, un art de raisonner, un art de penser, et une histoire générale des hommes et des empires.

Keralio, un des rédacteurs du Journal des savants, fut appelé à Parme pour diriger avec Condillac l’éducation de l’infant.

Darcet, le célèbre chimiste, fut d’abord précepteur des fils de Montesquieu, et un écrivain renommé de la Suisse, Rodolphe Henzi, gouverneur des pages du dernier prince d’Orange.

Sous le titre d’Agathokrator, Basedow, célèbre pédagogiste allemand, a publié un traité d’éducation des princes destinés au trône, traduit en français par le baron de Bourgoing.

Le célèbre Wieland, le Voltaire de l’Allemagne, avait été choisi par la duchesse douairière de Saxe-Weimar, Amalie, régente de ce duché, pour diriger l’éducation des princes ses fils.

Jonathan Holland, l’auteur des Réflexions philosophiques sur le système de la nature, était sous-gouverneur des princes de Wurtemberg.

Le marquis de Barbé-Marbois, magistrat et homme d’État, avait été précepteur des fils du ministre de Sartines.

Campe, surnommé le Berquin allemand, fut quelque temps précepteur des frères de Humboldt.

Le comte de Chesterfield, célèbre comme homme d’État, a laissé un recueil de lettres à son fils, dont une nouvelle traduction française, due à M. Amédée Renée, a paru en 1842.

Laureault de Foncemagne, membre de l’Académie des inscriptions, était sous-gouverneur du duc d’Orléans, dit Philippe-Égalité, qui, lorsqu’il était encore duc de Chartres, donna pour gouvernante à ses enfants madame de Genlis, nièce de madame de Montesson, que le duc avait secrètement épousée. L’un des nombreux écrits de la comtesse de Genlis a pour titre: La Religion considérée comme l’unique base du bonheur et de la véritable philosophie. Ouvrage fait pour servir à l’éducation des enfants de S. A. S. Monseigneur le duc d’Orléans.

L’impératrice Marie-Thérèse fit venir à Vienne le savant numismate Jean Marci, prêtre luxembourgeois, pour faire l’éducation de son fils le prince Maximilien, plus tard archevêque de Cologne, et de ses jeunes frères.

Joseph-François Marie, docteur de Sorbonne, était sous-précepteur des enfants du comte d’Artois, et la duchesse de Polignac, gouvernante des enfants de France, en même temps que favorite de Marie-Antoinette. L’infortunée reine, dès qu’il fut question de son mariage avec le dauphin, depuis Louis XVI, eut pour instituteur l’abbé de Vermond, qui fut envoyé à Vienne sur la recommandation de l’archevêque Loménie de Brienne. Gluck, qu’elle protégea par la suite, avait été son maître de musique.

Madame Campan, d’abord lectrice des trois princesses filles du roi Louis XV, fut chargée, par Napoléon, de donner, au pensionnat de Saint-Germain, l’éducation à Caroline Bonaparte, sa plus jeune sœur, et à Stéphanie de Beauharnais, sa fille adoptive, depuis grande-duchesse de Bade.

Bernard de la Torre, prélat italien, était aumônier des enfants de Murat.

Jean de Muller, le célèbre historien suisse, fut précepteur des enfants du conseiller d’État Tronchin Calandrini à Genève, où il professa ensuite un cours d’histoire pour de jeunes Anglais de distinction, parmi lesquels se trouvait le fameux orateur de la chambre des communes, Charles Abbot, depuis vicomte de Colchester.

Le poète allemand Matthisson était gouverneur du jeune comte livonien Sievers.

Stebbing Schaw, l’historien anglais, fut chargé de terminer l’éducation du célèbre Francis Burdett.

Le philosophe allemand, Gaëtan de Weiller, disciple et ami de Jacobi, était le précepteur du prince Charles de Bavière.

Le grand humoriste de l’Allemagne, Jean-Paul, lui aussi, donna des leçons dans les premières familles de Schwarzenbach, sur la Saale, en Bavière, où son père était pasteur.

Frédéric Ancillon fut chargé de l’éducation du prince royal de Prusse, qu’il accompagna à Paris, en 1814.

Schlosser, l’historien, a été précepteur des enfants du comte de Bentinck, à Varel, dans le grand-duché d’Oldenbourg.

Pancrace Bessa, peintre de fleurs, fruits et histoire naturelle, donna des leçons à la duchesse de Berri, et Pierre-Joseph Redouté, le célèbre peintre de roses, a donné des leçons aux princesses d’Orléans, filles du roi Louis-Philippe.

Akimoff, peintre d’histoire, donna des leçons de dessin aux enfants de la famille impériale de Russie.

Van den Abeele, peintre d’histoire et de paysage, pendant son séjour en Italie, y donna des leçons à la princesse Charlotte-Napoléon.

Un noble français, M. de Jumigny, a publié : Le père gouverneur de son fils, Paris, 1782, et l’année précédente avait paru: De l’éducation d’une princesse, par Monbart, Berlin, 1781.

Des Lettres sur l’éducation des princesses, Vienne, 1791, ont été publiées par la duchesse de Giovane, première gouvernante de l’archiduchesse Marie - Louise d’Autriche, devenue impératrice des Français, et que nous avons déjà eu l’occasion de citer ailleurs.

Madame de Tourzelles était gouvernante des enfants de France sous Napoléon Ier.

Un ouvrage fait pour l’éducation du fils de Napoléon et de Marie-Louise a été publié en anglais sous le titre de: A system of education for the infant king of Rome and other french princes of the blood, Londres, 1820.

L’abbé Le Chevalier, dans la préface de sa Prosodie latine, nouvelle édition, Paris, 1810, in-12, déclare, en parlant des leçons qui composent ce traité, qu’il les avait d’abord destinées à un jeune homme distingué par sa naissance et par ses qualités.

En Belgique, Schwerz, auteur d’un livre estimé sur l’agriculture de ce pays, Halle, 1807-1811, 3 vol. in-8°, était gouverneur dans la famille de Renesse; il a dédié son ouvrage à une comtesse de Renesse, qui épousa le comte de Liedekerke-Surlet.

Cette liste, nécessairement incomplète, devrait comprendre la série assez longue de personnages encore vivants, et que, par cette raison, nous devons nous abstenir de nommer. Cependant, telle qu’elle est, elle suffit à montrer les soins tout particuliers donnés à l’éducation d’une classe de citoyens que la naissance, sinon la fortune, place déjà si fort au-dessus de leurs semblables. Dès lors on est porté à croire, en concluant de la cause à l’effet, que les résultats obtenus doivent se trouver en rapport avec les moyens employés. Voilà, si nous ne nous trompons, un champ nouveau à défricher par ceux qui s’intéressent à la marche et aux progrès de l’humanité. Des recherches dans ce sens, instructives autant que curieuses, établiraient le bilan intellectuel de la classe la plus avantagée de la société.

Pour mieux faire comprendre l’idée que nous venons d’énoncer en termes généraux, nous allons essayer de lui donner un corps en déroulant le tableau de ce que de grands seigneurs, sans acception de pays, ont produit dans toutes les branches des connaissances humaines: c’est un relevé fait dans les biographies, générales et spéciales, enrichi quelquefois d’informations inédites, que notre désir serait de pouvoir multiplier davantage.

Commençons par les beaux-arts, auxquels président les Grâces, qui guideront nos pas dans les régions que nous allons parcourir.

II.

Table des matières

SALON D’EXPOSITION.

Dans la Vie de Duclos, par le comte Clément de Ris, on lit ce qui suit: «Fran-

«çois Boucher, premier peintre du roi,

«avait fait, en 1741, dix dessins pour un

«petit conte intitulé : Jaunillane, ou l’In-

«fante jaune, qu’avait composé le comte

«de Tessin, ministre de Suède en France.

«Les dessins étaient gravés et les planches

«prêtes, quand le comte fut rappelé en

«Suède, nommé ministre d’État et gou-

«verneur du prince royal.»

A l’inverse de ce premier peintre du roi, faisant des dessins pour un comte, nous allons ouvrir une galerie à des productions dues elles-mêmes à des têtes couronnées et à des membres de familles princières et nobles, hommes et femmes. Les œuvres d’amateur seront accueillies à l’égal des ouvrages de maître, pourvu qu’elles soient dignes de l’attention des connaisseurs. Ce n’est pas de prime abord qu’il nous sera possible d’épuiser ce sujet, nouveau à certains égards; nous y reviendrons si nous sommes assez heureux pour recueillir des renseignements ultérieurs.

La miniature, ornant les manuscrits, était la peinture dominante au moyen âge. On attribue à la fille d’un empereur d’Occident, la princesse Juliana Anicia, la peinture des plantes du manuscrit de Dioscoride, du VIe siècle, qui se trouve à Vienne.

Au même temps appartient Cassiodore, d’une famille illustre, tour à tour ministre d’Odoacre, questeur, consul en 514, et préfet du prétoire sous Amalasonte. Bon calligraphe et peintre en miniature, il enrichit de ses œuvres les manuscrits de la bibliothèque du monastère qu’il avait fondé près de sa patrie, et dans lequel il se retira vers l’an 540. Né en 470, à Squillace, en Calabre, il mourut en 562.

Théodoric le Grand, roi des Ostrogoths, né en Pannonie, vers 455, non-seulement fit élever une foule d’édifices, mais ordonna de restaurer les monuments romains dans toute l’étendue de sa domination.

L’évêque Bernward, déjà nommé plus haut, page 10, né à Hildesheim vers 950, mort en 1023, était à la fois peintre, sculpteur, architecte, orfèvre et mosaïste.

N’oublions pas de mentionner aussi saint Éloi, évêque de Noyon, principalement pour ses bas-reliefs du tombeau de saint Germain. Il naquit à Cadillac, près de Limoges, en 588, et mourut en 659.

Il faut franchir des siècles avant de retrouver des artistes parmi les nobles et autres grands personnages qui leur sont assimilés.

Dello, de l’école italienne, né à Florence vers 1372, mort vers 1421, excella à peindre des ameublements et fut aussi sculpteur. Appelé en Espagne, il y fut comblé d’honneurs et nommé chevalier.

René d’Anjou, roi de Sicile, comte de Provence, figure, dans l’histoire de la peinture, à la tête de l’école française. Né à Angers, en 1408, il est mort, en 1480, à Aix en Provence. Jusqu’à la fin du dernier siècle, on voyait de ses tableaux au couvent des Célestins d’Avignon.

André Mantegna, peintre de l’école de Mantoue, né à Padoue en 1430, fut nommé chevalier par le marquis de Gonzague, Jean-François II, seigneur de Milan, qui le combla de biens. A Rome, il travailla au Vatican. Il cultiva aussi la gravure au burin, alors au berceau, et produisit quelques pièces, les unes gravées sur cuivre et les autres sur étain. Il mourut en 1506, laissant un fils, François Mantegna, son élève, peignant l’histoire et le portrait.

Albert Dürer, l’un des plus grands peintres de l’école allemande, né à Nuremberg en 1471, mort en 1528, fut anobli par l’empereur Maximilien Ier qui l’avait appelé à sa cour. Non moins célèbre comme graveur, comme mathématicien et comme littérateur, il a publié une instruction sur l’emploi du compas et de la règle à l’usage des artistes, un traité sur la fortification des villes, châteaux et bourgades, un traité des proportions du corps humain.

Luc Sunder, dit Kranach, de son lieu de naissance, au diocèse de Bamberg, où il vit le jour en 1472, mort à Weimar en 1553, est également un des plus grands peintres que l’Allemagne ait produits. Frédéric III, électeur de Saxe, lui conféra des lettres de noblesse en 1508. En 1493, il avait suivi ce prince en Palestine, et c’est de ce moment qu’il devint peintre d’histoire. Il était aussi graveur.

Le Titien, Vecelli de son nom de famille, un des plus grands peintres de l’école italienne, né à Cadore en 1477, mort de la peste à Venise, âgé de 99 ans, fut créé chevalier par Charles-Quint, qui lui accorda le diplôme de comte palatin.

Jean-Antoine Razzi, dit le chevalier Sodoma, est un célèbre peintre d’histoire de l’école italienne. Né à Verceil vers 1479, mort en 1554.

Alphonse Berrugnete, peintre d’histoire de l’école espagnole, sculpteur et architecte, fut créé chevalier par Charles-Quint, qui le nomma gentilhomme de la chambre. Né vers 1480 à Paredès de Neva, mort en 1561.

Le Pordenone, peintre d’histoire de l’école vénitienne, est ainsi nommé du lieu de sa naissance. Son vrai nom était chevalier Jean-Antoine Licinio. Né en 1483, il est mort en 1540.

Nicolas - Emmanuel Deutsch, peintre d’histoire de l’école allemande, né à Berne en 1484, mort en 1530, est issu d’une famille noble d’Angleterre réfugiée en Suisse. Son nom indiquerait plutôt une origine germanique.

Jean-Baptiste Ghisi, dit Bertano, chef d’une famille de peintres qui prit le surnom de Mantouan, fut créé chevalier par le duc de Mantoue, où il naquit vers 1500.

Jacques Panniciati, peintre d’histoire de l’école italienne, né à Ferrare et mort vers 1540, était d’une origine noble.

Don Philippe Guevara, peintre d’histoire de l’école espagnole, mort en 1563, est issu de l’illustre maison des Ladron de Guevara; il était chevalier et commandeur de Saint-Jacques.

Jean Perez-Florian, peintre de genre de l’école espagnole, mort en 1566, était chevalier du Christ.

Vincent Caggianimici, peintre amateur de Bologne, qui florissait en 1530, était né gentilhomme.

Liévina Bennings, femme peintre en miniature, née à Bruges, florissait en 1570. Henri VIII, roi d’Angleterre, l’appela à sa cour où elle épousa un grand seigneur.

Le chevalier Antoine Campi, architecte, peintre et historien, né à Crémone, florissait en 1586 et vivait encore en 1591.

Le chevalier Landolfo, peintre d’histoire de l’école italienne, florissait au XVIe siècle.

Lucrèce Quistelli della Mirandola, qui épousa le comte Clemente Pietra, était du même siècle; elle peignait l’histoire et le portrait.

Les frères Antoine et Raimond Fugger, d’une famille de riches négociants anoblis par l’empereur Maximilien, fondèrent au XVIe siècle une galerie de tableaux à Augsbourg, leur ville natale.

Romulo Cincinnato, né à Florence en 1502, mort vers 1593, et ses deux fils, Diego et François, tous peintres de l’école italienne, furent créés chevaliers par le pape Urbain VIII.

Antoine Bernieri, peintre d’histoire de l’école italienne, dit aussi Antonio dal Correggio, du lieu de sa naissance, comme le Corrége, dont il était l’élève, appartenait à une famille noble. Né en 1516, mort en 1563.

La même année 1516 vit naître, à Orviéto, un autre artiste noble, le chevalier César Sermei, mort en 1600; il peignait l’histoire et le genre.

Le peintre d’histoire, Pierre de Villegas-Marmolejo, de l’école espagnole, l’ami d’Arias Montanus, était, comme lui, d’extraction noble; né à Séville en 1520, mort en 1577.

Pellegrini, dit Tibaldi, peintre et architecte italien, né de parents obscurs en 1527, mort en 1592, peignit le cloître et la biblioque de l’Escurial. Philippe II, pour l’en récompenser, érigea pour lui en marquisat le lieu de sa naissance, Valdelsa, dans le Milanais.

Philippe Galle, né à Harlem en 1537, mort à Anvers en 1612, et ses deux fils, Théodore et Corneille, nés à Anvers en 1560 et 1570, sont issus d’une ancienne famille noble de Flandre et se sont fait une grande renommée dans l’art de la gravure à l’eau forte. Corneille Galle, dit le Vieux, établi à Anvers, fut le plus habile et surpassa les deux autres par la beauté de la gravure et la correction du dessin.

Au même siècle, existait également en Italie une célèbre famille de sculpteurs et d’architectes, la famille Porta; l’un de ses membres, Jean-Baptiste, né en 1542, mort en 1597, fut créé chevalier. On ne doit pas le confondre avec le physicien du même nom, auquel on attribue l’invention de la chambre obscure.

Barthélemy Spranger, peintre d’histoire et de paysage de l’école flamande, né à Anvers en 1546, mort à Prague en 1623, fut anobli par l’empereur d’Allemagne.

Charles Van Mander, peintre d’histoire de l’école flamande, né à Meulebeke près de Courtrai en 1548, mort à Amsterdam en 1606, était d’une famille ancienne et noble. Littérateur et poète, il a aussi laissé, entre autres ouvrages, des Vies des peintres italiens et flamands.

Le peintre italien Jean Contarini, né à Venise en 1549, mort en 1605, fut créé chevalier par Rodolphe II, empereur d’Allemagne.

Nicolas de Châtillon, architecte français, est né à Châlons-sur-Marne en 1549, et mort à Paris en 1616. Son nom rappelle une des plus anciennes familles de France, et dont la plus ancienne est celle de Châtillon-sur-Marne.

Christophe Roncalli, dit le chevalier delle Pomerance, peintre toscan d’histoire et de portrait, naquit à Volterra et mourut en 1626. II obtint du pape Paul V le titre de chevalier du Christ.

Joseph Cesari, dit le Josépin ou le chevalier d’Arpin, peintre d’histoire, de portrait et de genre de l’école italienne, né à Arpino dans le royaume de Naples en 1552 ou 1560, mort en 1640. Nommé chevalier de l’Éperon par le pape Clément VIII, il reçut aussi en France l’ordre de Saint-Michel. Dans un démêlé avec Michel Caravage, il refusa de se battre, parce qu’il ne portait pas, comme lui, le titre de chevalier.

Le chevalier Jean-Baptiste Trotti, peintre d’histoire de l’école italienne, né à Crémone en 1555, mourut après 1602. Ce furent ses talents qui lui méritèrent le titre de chevalier.

Otto Van Veen, dit Otto Venius, le maître de Rubens, né à Leyde en 1556, mort en 1634, descendait d’une illustre maison du Brabant. Il était aussi historien et poète. Son frère, Gilbert Van Veen, a gravé au burin divers morceaux d’après son illustre frère, puis plusieurs sujets d’après Raphaël, le Barroche, Vanni et autres artistes.

Léandre da Ponte, peintre d’histoire de l’école italienne, né en 1558, mort en 1623, fut créé chevalier par le doge Grimani et mena à Venise la vie d’un prince. Ses ancêtres ayant porté le surnom de Bassan, on l’appelait aussi le chevalier Bassano.

Le chevalier Louis Cardi, peintre et architecte, né en 1559 au château Cigoli en Toscane, mort en 1613, fut nommé à son lit de mort, par le pape Paul V, chevalier servant dans l’ordre de Malte.

Le chevalier Paul Guidetto, peintre, sculpteur et poète, né à Lucques vers 1559, mort en 1629, obtint du cardinal Borghèse l’autorisation de porter le surnom de il Borghese; il avait été créé chevalier du Christ.

Dominique Cresti, peintre d’histoire et de portrait de l’école italienne, né vers 1560 à Passignano en Toscane, mort en 1638, fut créé chevalier du Christ par le pape Clément VIII.

Le baron Wenceslas de Koeberger, né à Bruxelles en 1560, fut premier peintre et ingénieur des archiducs Albert et Isabelle. Il s’est surtout rendu célèbre par le dessèchement du vaste marais sur l’emplacement duquel s’éleva le village des Moeres dans la Flandre française. Les Moeres étant rentrés sous les eaux lors du siége de Dunkerque en 1646, Koeberger en mourut de chagrin.

Le chevalier François Vanni, né à Sienne en 1565, mort en 1609, est nommé par les Italiens le restaurateur de la peinture au XVIe siècle; il était aussi architecte, mécanicien et graveur à l’eau-forte. Son fils et élève, Michel-Ange, inventeur d’un procédé pour colorer le marbre, fut, à son tour, créé chevalier.

Jean de Jauregui y Aguilar, peintre, poète et traducteur, né à Tolède en 1566, mort en 1607, était chevalier de Calatrava et écuyer de la reine Élisabeth de Bourbon, femme de Philippe IV. Comme peintre de l’école espagnole, il excella sous le rapport du coloris.

Martin Fréminet, né à Paris en 1567, mort en 1619, fut, en France, premier peintre de Henri IV et créé, par Louis XIII, chevalier de l’ordre de Saint-Michel.

Le chevalier Thomas Salini, peintre de l’école italienne, né à Rome vers 1570, mort en 1625, se distingua dans le genre des fleurs.

Le chevalier Pierre-François Mazzuchelli, peintre d’histoire de l’école italienne, est surnommé il Marazzone, de son endroit natal, il vit le jour en 1571 et mourut en 1626.

Le chevalier Jean Baglione, peintre d’histoire de l’école italienne, naquit vers 1573.

Marie de Médicis, reine de France, épouse de Henri IV, née en 1574, morte en 1642, a gravé sur bois la tête d’une jeune dame, qu’on croit être son propre portrait à l’âge de 18 ans. Une épreuve de ce morceau fut déposée au cabinet du roi Louis XV.

Pierre-Paul Rubens, l’illustre peintre de l’école flamande, né en 1577 à Siegen en Westphalie, mort à Anvers en 1640, fut employé par les infants Albert et Isabelle dans diverses missions diplomatiques; Charles Ier, roi d’Angleterre, le fit chevalier, et le duc de Mantoue le prit à son service en qualité de gentilhomme. Dans sa jeunesse, il avait été page chez Marguerite de Ligne, veuve du comte de Lalaing, et sa veuve épousa un comte de Bergeyck.

Le chevalier Octave Leoni, peintre d’histoire et de portrait de l’école italienne, né à Rome vers 1578, mort en 1630, était surnommé le Padouan, comme son père, dont il était l’élève. Le pape Grégoire XV le nomma chevalier du Christ.

. Jacques Fouquières, peintre de paysages, né à Anvers en 1580. Rubens l’a souvent choisi pour orner les fonds de ses tableaux. De l’Italie, il passa en France, en 1621, où il fut accueilli par Louis XIII, qui lui donna des lettres de noblesse. De ce moment, il ne voulut plus travailler que l’épée au côté. Il a aussi gravé à l’eau-forte plusieurs paysages de sa composition.

Le peintre d’histoire, Émile Savonanzi, né à Bologne en 1580, mort octogénaire, appartenait à la noblesse.

Jean Lanfranc, peintre d’histoire et de portrait de l’école italienne, fut créé chevalier par le pape Urbain VIII. Né à Parme en 1581, il est mort à Rome en 1647.

Christophe de Savigny, né en 1581, a beaucoup écrit sur les arts et a gravé, en 1619, à Paris, en taille douce, les tableaux des arts libéraux, édition Libert; il a aussi gravé quelques morceaux d’après J. Cousin.

Le chevalier Maxime Stanzioni, peintre d’histoire et de portrait de l’école italienne, naquit à Naples en 1585 et mourut de la peste en 1656.

Tibère Tinelli, peintre de Venise, né en 1586 et mort en 1638, fut décoré de l’ordre de Saint-Michel par Louis XIII, roi de France.

Joseph Ribera, dit l’Espagnolet, un des plus célèbres peintres espagnols, né en 1588 à Xativa, aujourd’hui San-Felipe près de Valence, mort à Naples en 1656, fut décoré de l’ordre du Christ en 1644.

Ascanio Spineda, peintre d’histoire de l’école italienne, né à Trévise en 1588, appartenait à une famille noble.

Catherine Ginnasi, peintre d’histoire de l’école italienne, était de naissance noble. Elle naquit en 1590 et mourut en 1660.

Gianfrancesco Barbieri, dit le Guerchin, l’un des plus célèbres peintres de l’école lombarde, né en 1590 à Cento près de Bologne, mort en 1666, fut nommé chevalier par le duc de Mantoue. Son surnom lui vint de ce que, dans son enfance, un accident le priva d’un œil, guercio en italien signifiant borgne.

Alexandre de Horion, peintre d’histoire et de portrait, était d’une ancienne famille du pays de Liége dont le nom se rencontre encore dans la noblesse d’aujourd’hui; il naquit vers 1591 dans la ville de ce nom, et mourut en 1659.

Balthazar Gerbier, peintre en miniature de l’école flamande, né à Anvers en 1592, mort en 1676, fut créé chevalier par Charles Ier, roi d’Angleterre.

Jacques Callot, célèbre peintre et graveur, naquit à Nancy (Lorraine) en 1593, d’une famille noble, et mourut en 1635.

Le chevalier Charles Ridolfi, né en 1594 à Lonigo près de Vicence, mort en 1658, fut peintre et écrivain; son Histoire de la vie des peintres lui valut, de la part de la république de Venise, une chaîne et une médaille d’or.

Nicolas Poussin, le plus grand peintre de l’école française, considéré comme le rénovateur de la peinture sous Louis XIV, était fils d’un gentilhomme originaire de Soissons. Il naquit en 1594 aux Andelys près Paris, et mourut à Rome en 1665.

Le marquis Jean-Baptiste Crescenzi, peintre et architecte, naquit à Rome en 1595 et mourut vers 1660. Il peignait l’histoire, le portrait et le paysage.

Antoine Giarola, dit le chevalier Coppa, aussi peintre d’histoire et de portrait de l’école italienne, est né à Rome vers 1595 et mort en 1665.

Jacques Stella, peintre de l’école française et graveur à l’eau-forte, né d’un peintre flamand à Lyon en 1596, mort en 1647, obtint, comme peintre du roi, le cordon de Saint-Michel.

Le chevalier Raphaël Vanni, peintre d’histoire de l’école italienne, est né à Sienne en 1596 et mort vers 1657.

Le chevalier François Cairo, peintre milanais, naquit à Varese en 1598 et mourut en 1674.

Le chevalier Jean-Laurent Bernini, né à Naples en 1598, mort en 1680, fut appelé à la cour de France par Louis XIV, qui le combla d’honneurs.

Antoine Van Dyck, l’un des plus grands peintres de l’école flamande et élève de Rubens, fut allié à la noblesse d’Angleterre par son mariage avec la fille de lord Ruthven. Né à Anvers en 1599, il est mort en 1641.

Jacques Romulo, peintre d’histoire et de portrait de l’école espagnole, né à Madrid, mort en 1625, fut créé chevalier par le pape Urbain VIII, dont il avait fait le portrait. Son frère François Romulo, mort en 1635, fut également nommé chevalier par le pape.

Hubert Jacobs, dit Grimani, peintre de portrait de l’école hollandaise, né à Delft, mort en 1628, prit le nom de son protecteur, le doge Grimani, à Venise, nom qui resta depuis à sa famille.

François Naselli, peintre d’histoire de l’école italienne, né à Ferrare, mort vers 1630, appartenait à une famille noble.

Le chevalier Gaspard Celio, peintre d’histoire et de portrait de l’école italienne, est natif de Rome et mourut en 1640.

Le chevalier Sébastien Ghezzi, peintre d’histoire de l’école italienne, né à la Communanza, territoire d’Ascoli, mourut vers 1650. Son fils, le chevalier Joseph Ghezzi, aussi peintre d’histoire, né à la Communanza en 1634, mort en 1721, a laissé un fils, Pierre-Léon Ghezzi, né à Rome en 1674, mort en 1755, et créé chevalier par le duc de Parme; il peignait l’histoire, le genre et les ornements.

Le chevalier Cassien del Pozzo, commandeur de l’ordre de Saint-Étienne, né à Turin, mort vers la fin de 1657, est considéré comme le restaurateur de l’art antique; il s’est rendu célèbre par sa riche collection d’antiquités romaines.

André Piazza, peintre d’histoire de l’école italienne, né à Castel-Franco, mort vers 1670, fut créé chevalier par le duc de Lorraine.

Jean Spilenberger, peintre d’histoire de l’école allemande et graveur à l’eau-forte, mort en 1673, était gentilhomme hongrois.

Roland Fréard, sieur de Chambray, architecte français, né à Cambrai, mort en 1676, est auteur d’un Parallèle de l’architecture ancienne et moderne.

Le chevalier Hyacinthe de Popoli, peintre d’histoire de l’école italienne, naquit à Orta et mourut en 1682.

Jérôme Ayanza, chevalier d’Alcantara, florissait en 1620; on le croit né à Madrid.

Le chevalier Isidore Bianchi, peintre d’histoire, né à Campione, dans le Milanais, florissait en 1626.

Don Thomas Labana, peintre d’histoire et de genre de l’école espagnole, vivait à Madrid en 1630. Il était chevalier du Christ et gentilhomme de la chambre.

Don Jérôme Manoz, peintre de portrait de l’école espagnole et chevalier de Saint-Jacques, florissait en 1630.

Don François Velasquez Minaya, peintre amateur de l’école espagnole et chevalier de Saint-Jacques, florissait aussi en 1630.

De Siegen, officier au service du prince-électeur de Hesse, est, croit-on, l’inventeur de la gravure en manière noire, en 1643. Il a gravé le portrait d’Éléonore de Gonzague, femme de l’empereur Ferdinand II; il enseigna cet art au prince palatin Robert qui le porta en Angleterre vers 1660, pendant le voyage qu’il y fit avec Charles. On connaît plusieurs morceaux du prince palatin.

Le comte Octavien Angarano, peintre d’histoire et graveur, exerçait également en amateur. Il florissait en 1650 dans l’école italienne.

Le chevalier Jean-Baptiste Barca, peintre d’histoire de l’école italienne, florissait en 1650. Né à Mantoue, il s’établit à Vérone.

J. Van Wyckersloot, peintre de portraits, travaillant dans le genre de Terburg, florissait en 1658.

Le chevalier Sforza Compagnoni, peintre d’histoire de l’école italienne, né à Macerata, florissait en 1660.

Le chevalier Pierre Novelli, dit le Monrealese, peintre d’histoire de l’école italienne et architecte, florissait aussi en 1660. Né à Montréal, il habita longtemps Palerme.

Charles d’Offin, dit le chevalier Dauphin, peintre d’histoire et de portrait de l’école française, né en Lorraine, florissait en 1670.

Le chevalier Jean Carboncino, peintre d’histoire de l’école italienne, naquit à Venise et étudia à Rome. Il florissait en 1675.

Le chevalier Mombasilio, peintre de portrait employé à la cour de Turin, florissait également en 1675.

Pierre Guzman, d’une illustre maison espagnole, est le nom de deux peintres estimés, florissant au commencement du XVIIe et du XVIIIe siècles.

Jacques Van Soest, peintre de portrait de l’école hollandaise, est mort dans la seconde moitié du XVIIe siècle; il était né à Londres.

Appartiennent encore au XVIIe siècle, les peintres:

Gommaire Wouters, de l’école flamande, qui reçut à Rome le surnom de chevalier;

Horace Paulyn, de l’école hollandaise, qui, demeurant longtemps à Amsterdam, voulait s’y faire passer pour noble;

Mme Van der Neer, née du Chatel, originaire du Brabant, mais ayant passé presque toute sa vie à Amsterdam, où elle peignait la miniature;

Pierre Mignard, fils de Nicolas, de l’école française, peintre de Marie-Thérèse d’Autriche, chevalier de l’ordre du Christ;

Don Jérôme Furez de Munoz, amateur, de l’école espagnole, chevalier de Saint-Jacques;

Jean Caro de Tavira, de l’école espagnole, né à Carmona, nommé chevalier de Saint-Jacques par Philippe IV;

Don Raphaël Sanguineto, amateur, de la même école, également chevalier de Saint-Jacques;

Jacques et Bernard Sang de la Lloza, frères, de la même école, nés à Valence d’une famille noble;

Le. chevalier Nicolas Malinconino, de l’école italienne;

Hercule de Maria, né à Bologne et créé chevalier par le pape Urbain VIII;

Le chevalier Joseph Paladini, né en Sicile;

Le chevalier Mathieu Ponzone, né en Dalmatie;

Gaëtan Santarelli, né à Pescia d’une famille noble, et

Jean-Paul Torre, gentilhomme romain.

Le chevalier Bernard Gagliardi est un peintre d’histoire de l’école italienne, né en 1602 à Citta di Castello, mort en 1660.

Jean Van Bronckhorst, peintre, né à Utrecht en 1603. Après avoir travaillé sous divers maîtres, il se perfectionna en copiant les œuvres de Corneille Poelenburg. Il a gravé à l’eau-forte plusieurs jolis morceaux d’après ce dernier maître.

Jean Varin, célèbre sculpteur et graveur en médailles, né à Liége en 1604, mort à Paris en 1672, fut élevé parmi les pages du comte de Rochefort, dont son père était gentilhomme.

Martin de Charmoys, sieur de Lauzé, né en 1605, mort en 1661, fonda avec Lebrun, au retour d’un voyage d’Italie, l’Académie de peinture et de sculpture de Paris, dont il dressa les premiers statuts.

Philippe IV, roi d’Espagne, né en 1605, mort en 1665, protégea extraordinairement les arts et cultiva lui-même avec succès la peinture et la poésie. Il figure parmi les peintres d’histoire de l’école espagnole.

Pierre Liberi, peintre d’histoire de l’école italienne, né à Padoue en 1605, mort en 1687, fut appelé en Allemagne et en revint avec les titres de comte et de chevalier.

Jean-François Grimaldi, dit le Bolognese, né à Bologne vers 1606, mort vers 1680, descendait d’une famille illustre de Gênes. Il était peintre de paysage, graveur et architecte.

Wenceslas Hollar, dessinateur et graveur allemand, naquit à Prague en 1607 et mourut en 1677. Ses armoiries sont gravées au bas de son portrait exécuté en 1647.

Jean Petitot, célèbre peintre en miniature et en émail de l’école allemande, né à Genève en 1607, mort à Verci en 1691, fut créé chevalier par Charles Ier, roi d’Angleterre.

Théodore Van Thulden naquit à Bois-le-Duc, en 1607, d’une ancienne famille noble qui s’est fixée ensuite à Malines, où elle acquit la baronnie de Rumsdorp. Il fut élève du grand Rubens et devint un fort bon peintre d’histoire et de fêtes de village. Il a gravé plusieurs eaux-fortes d’après son illustre maître.

Paris Poerson, peintre d’histoire de l’école française, né en 1609, mort en 1667, était chevalier de l’ordre de Mont-Carmel et de Saint-Lazare.

Jean-Dominique Cerrini, peintre d’histoire de l’école italienne, né à Pérouse en 1609, mort en 1681, fut créé chevalier par le pape; aussi l’appelait-on le chevalier Perugino, de son lieu de naissance.

Pierre Mignard, habile peintre français, naquit en 1610, à Troyes en Champagne. Recommandable par un pinceau habile et moelleux, cet artiste finissait excessivement ses sujets, qui se font remarquer par une carnation très-fraîche. Le roi Louis XIV lui accorda des lettres-patentes de noblesse qui facilitèrent le mariage de sa fille, au reste bon peintre de portraits, avec le comte de Feuquières. Mignard mourut en 1695, en laissant, outre une foule de toiles, une gravure de sa composition.

Claude Dervet, peintre français de portrait et de genre, né à Nancy en 1611, mort en 1652, fut anobli par le grand-duc de Lorraine.

Le comte Antoine-Marie Zanetti, né à Venise en 1610 et mort dans la même ville à l’âge de 77 ans, était graveur sur bois et imagina des procédés pour graver en clair-obscur.

Le baron Augustin de Meyerberg, diplomate allemand, né en Silésie en 1612, mort en 1688, a laissé une curieuse collection de dessins qu’il a exécutés pendant son voyage en Russie.

Jean-Paul Oderico, peintre italien d’histoire et de portrait, était noble de naissance. Il naquit à Gênes en 1613 et mourut en 1657.

Jean-François Romanelli, aussi peintre d’histoire et de portrait de l’école italienne, né à Viterbe en 1617, mort en 1662, fut décoré par Louis XIV de l’ordre de St-Michel.

Pierre Van der Faes, dit le chevalier Lely, peintre de portrait de l’école anglaise, né en 1618 à Soest en Westphalie, mort en 1680, fut créé gentilhomme par Charles II, roi d’Angleterre. Son surnom lui vint de ce que son père étant né dans une maison dont la façade était ornée d’un lis, on l’appela Lely.

Le prince Rupert, fils de Frédéric V, électeur palatin, né en 1619, mort en 1682, passe pour l’inventeur de la gravure en demi-teinte.

Charles Lebrun, célèbre peintre, l’un des chefs de l’école française, né à Paris en 1619, mort en 1690, obtint des lettres de noblesse en 1662.

François Luyx von Luxenstein, peintre flamand pour l’histoire et le portrait, naquit à Anvers en 1620. Établi à Vienne, il y fut anobli par l’empereur Ferdinand III. On ne connaît pas la date de sa mort.

Pierre Puget, l’un des plus grands artistes produits par la France, surnommé le Michel-Ange français, statuaire, peintre, architecte, constructeur de vaisseaux, est né à Marseille en 1622 d’une famille illustre dans les fastes de la Provence, et mourut en 1694 à Toulon, où Colbert l’avait appelé et l’avait nommé le décorateur des vaisseaux du roi.

Hyacinthe Brandi, peintre d’histoire de l’école italienne, fut honoré du titre de chevalier. Né en 1623 à Gaëte, dans le royaume de Naples, il est mort en 1691.

Le chevalier Jacques Farelli, de la même école, né en 1624, mort en 1706, peignait l’histoire et le portrait.

Le comte Eric de D’Ahlberg, feld-maréchal suédois et antiquaire, né en 1625, mort en 1703, a fait la plupart des dessins de la Suède ancienne, ouvrage important dont il avait tracé le plan, ainsi que les planches et cartes de l’histoire de Charles-Gustave par Puffendorf.

Charles Maratti, célèbre peintre de l’école romaine et graveur, né en 1625 à Camerino, dans la marche d’Ancône, mort en 1713, fut nommé chevalier de l’ordre du Christ par le pape Clément XI.

Charles Cignani, peintre italien d’histoire et de portrait, né à Bologne en 1628, mort en 1719, fut créé comte du palais par le pape Clément XI. Son fils et son petit-fils, le comte Félix et le comte Paul Cignani, se livrèrent aussi à la peinture.

Don Juan d’Autriche, né à Madrid en 1629, mort en 1679, fit le portrait du fils de Teniers et l’envoya en présent au grand peintre, dont il était l’élève comme nous l’avons vu à la page 15.

Peruzzini, peintre italien, né à Pesaro en 1629, mort en 1694, fut créé chevalier à Turin.

David Clocker d’Ehrenstral, peintre de la cour de Suède, reçut des lettres de noblesse de Charles XI. Né à Hambourg en 1629, il mourut en 1698.

Jean Ghisolfi, né à Milan en 1632 ou 1633, mort en 1683, appartenait à une famille noble. Il peignait l’architecture, la perspective et l’histoire.

Le chevalier Giordano, célèbre peintre de l’école italienne pour l’histoire, le genre et le portrait, naquit à Naples en 1632 et mourut en 1705.

Le chevalier Frédéric Panza, peintre d’histoire, de la même école, est né en 1633 et mort en 1703.

Le chevalier Joseph Recco, né à Naples en 1634, mort en 1695, peignait la nature morte.

Don Pierre Nunnez de Villavicencio, peintre espagnol, reproduisant le mieux la manière de Murillo, dont il était élève, appartenait à une illustre famille et avait été créé chevalier de Malte. Né à Séville en 1635, il est mort en 1700.

Michel Heylbroek, peintre flamand, né à Gand en 1635, mort en 1733, fut créé chevalier à Vérone, où il s’était établi.

Le chevalier Jean-Baptiste Benaschi, peintre et graveur, naquit à Turin en 1636 et mourut en 1690.

Sébastien Le Clerc, habile graveur et bon dessinateur, naquit à Metz, en 1637. Il commença par l’orfévrerie, qu’il abandonna pour la gravure à l’eau-forte, ce qui lui valut le brevet de graveur ordinaire de Louis XIV, en 1693. Le pape Clément XI lui accorda le titre de chevalier romain quelques années avant sa mort, arrivée en 1714. Il avait alors 77 ans.

Romain de Hooge ou Hooghe, graveur hollandais et peintre d’histoire, né à La Haye vers 1638, mort vers 1720, a été anobli par Jean III, roi de Pologne.

Jean-Antoine Lazzari, peintre d’histoire et de portrait, né à Venise en 1639, mort en 1713, appartenait à une famille noble.

François Van Cuyck de Mierop, peintre flamand, né à Bruges en 1640, mort en 1701, descendait d’une noble famille; il peignait des animaux et surtout des poissons.

Jean-Baptiste Boyer, marquis d’Aiguille, conseiller au parlement de Provence, né en 1640, mort en 1709, était aussi artiste et antiquaire. En 1699, il publia un volume de 118 estampes d’après ses tableaux, parmi lesquelles il s’en trouve quelques-unes gravées par lui.

Charles de Lafosse, peintre d’histoire et de portrait, né à Paris en 1640, mort en 1716, fut élève de Lebrun.

André Lanzani, peintre d’histoire, né à Milan en 1645, mort en 1712, fut appelé à Vienne par l’empereur et nommé chevalier.

Gérard Edelinck, excellent graveur, né à Anvers en 1649, s’établit à Paris en 1665, où il fut bien accueilli par Louis XIV, qui lui conféra les ordres du Royaume et des lettres de noblesse. Il mourut en 1707, en laissant une foule d’œuvres qui le classent parmi les plus habiles graveurs de la renaissance.

Le marquis de Beringhen, premier écuyer de la petite écurie de Louis XIV, né à Paris en 1651 d’une famille hollandaise, originaire du duché de Gueldre, mort en 1723, avait réuni une précieuse collection d’estampes, conservée au dépôt du gouvernement à Paris.

Le chevalier Nicolas Bambini, peintre d’histoire, est né à Venise en 1651 et mort en 1736.

Théodore de Lubiensky, peintre et graveur, né à Cracovie en 1653, mort en 1726, était noble de naissance, et appartient à l’école allemande.

Ferdinand de Saint-Urbain, peintre de l’école française, né à Nancy en 1654, appartenait à une famille anoblie par les ducs de Lorraine.

Jacques de Guéroult, né à Toulon en 1654, a gravé plusieurs cahiers représentant des vaisseaux.

Nicolas de Largillière, peintre d’histoire et de genre, excella dans le portrait au point qu’il fut surnommé le Van Dyck français. Né à Paris en 1656, il mourut dans la même ville en 1746, après avoir été chancelier de l’académie de peinture.

François Trevisani, peintre d’histoire et de portrait de l’école italienne, né à Capo d’Istria en 1656, mort en 1746, fut créé chevalier à Rome, où il s’était retiré pour affaire d’amour.

Le chevalier Jean-Baptiste Draghi, peintre d’histoire, naquit à Gênes en 1657 et mourut à Plaisance en 1712.

Nicolas Dorigny, né à Paris en 1657, mort en 1746, est plus connu comme graveur que comme peintre. Appelé à Londres pour y graver les célèbres cartons de Raphaël, il y fut nommé chevalier par le roi George Ier.

Le chevalier François Solimène, né en 1657 à Nocera de Pagani dans le royaume de Naples, mort en 1747, peignait l’histoire et les batailles.

Adrien Van der Werf, célèbre peintre de l’école hollandaise, né près de Rotterdam en 1659, mort en 1722, fut créé chevalier par l’électeur Palatin.

Hyacinthe Rigaud, surnommé le Van Dyck de la France, né à Perpignan en 1659, mort en 1743, fut décoré de l’ordre de Saint-Michel.

Jean-Baptiste Medina, peintre de l’école flamande, né à Bruxelles en 1660 de parents espagnols, mort à Edimbourg en 1711, visita l’Angleterre, puis l’Écosse où il fit les portraits de beaucoup de nobles et où il fut fait chevalier.

Le chevalier Jean-Joseph Diamantini, graveur et peintre d’histoire de l’école italienne, naquit en 1660 à Fossombrone dans la Romagne, et mourut en 1722.

Antoine Gherardi, aussi peintre italien, né en 1664 à Rieti dans l’Ombrie, mort en 1702, refusa l’honneur que Christine de Suède voulut lui faire de le créer chevalier.

Jean-Antoine Van der Leepe, peintre de marines et de paysages de l’école flamande, né à Bruges en 1664, mort en 1718, appartenait à une famille noble et fortunée.

Joseph-Nicolas Nasini, peintre italien, né à Sienne en 1664, mort en 1736, fut élève de Ciro Ferri, et plut tellement par son talent à l’empereur Léopold que ce prince lui accorda un diplôme de 400 ans de noblesse, avec le privilége de posséder toutes espèces de dignités ecclésiastiques. Il cultiva aussi la gravure à l’eau-forte. Son fils, le chevalier Apollonio, ecclésiastique, né à Florence en 1697, mort en 1754, aida son père dans ses travaux.

Joseph-Marie Crespi, dit lo Spagnuole, peintre d’histoire, de portrait et de genre de l’école italienne, fut créé chevalier de l’Éperon par le pape Benoît XIV. Né à Bologne en 1665, il est mort en 1747.

Benoît Luti, peintre et graveur, né à Florence en 1666, mort en 1724, fut nommé chevalier par le pape Clément XI.

Nicolas Vleughels, peintre flamand d’histoire et de genre, naquit à Anvers en 1669, et mourut en 1737 à Rome, où il avait été honoré du titre de chevalier de l’ordre de Saint-Michel.

Le comte Pierre Fava, peintre d’histoire de l’école italienne, naquit à Bologne vers 1669, et mourut vers 1744.

Donat Creti, peintre de l’école bolonaise, né à Crémone en 1671, mort à Bologne en 1749, fut nommé par le pape chevalier de l’Éperon.

Daniel Saiter, peintre d’histoire et de portrait de l’école allemande, né en 1674 à Vienne en Autriche, mort en 1705, fut anobli par le duc de Savoie.

Philippe, duc d’Orléans, régent de France, né en 1674, mort en 1723. Ses grandes occupations l’empêchèrent de s’adonner entièrement aux beaux-arts, mais il put former une superbe collection de tableaux, due aux plus grands maîtres; il a lui-même manié le pinceau et a gravé, dit-on, plusieurs vignettes pour l’édition qu’il fit faire du roman de Daphnis et Chloé.

Le chevalier Louis Mazzanti, peintre romain, né à Orviéto en 1674, mourut en 1766.

Jean-François Detroy, peintre d’histoire de l’école française, né à Paris en 1680, est mort à Rome en 1752, décoré de l’ordre de Saint-Michel.

Le comte Zanetti, qui imagina des procédés pour obtenir différentes teintes dans la gravure sur bois, est né en 1680, et non en 1610, comme il est dit par erreur à la page 70; il renouvela l’invention de Hugues de Carpi, qui fut lui-même précédé dans la carrière par Albert Dürer.

Le comte George Durante, de l’école italienne, né à Brescia en 1683, mort en 1755, peignit les fleurs, les fruits et les oiseaux.

Le chevalier Marc Benefial, peintre italien, naquit à Rome en 1684, et mourut en 1764. Son genre était l’histoire.

Le comte de Caylus, célèbre archéologue, qui aida les artistes de ses conseils et de sa fortune, et pratiqua avec succès la peinture et la gravure, naquit à Paris en 1692 et mourut dans cette ville en 1765. On a de sa main un grand nombre d’estampes à l’eau-forte, entre autres une suite de deux cents pièces d’après les plus beaux dessins du cabinet de Louis XV.

Laurent Delvaux, sculpteur, né à Gand, en 1695, d’une ancienne famille noble, demeura habituellement à Bruxelles, où il exécuta le buste de Marie-Élisabeth, gouvernante des Pays-Bas, la statue en pied d’Hercule qui orne actuellement le péristyle du grand escalier du Musée de peinture à Bruxelles, et beaucoup de productions très-remarquables. Delvaux mourut à Nivelles, en 1778.

Claude-François Beaumont, peintre d’histoire, né à Turin en 1696, mort en 1766 directeur de l’Académie de peinture de cette ville, fut créé chevalier de l’ordre de Saint-Maurice.

Le baron de Knobelsdorf, architecte prussien et peintre, naquit en 1697.

Le comte Benjamin-Innocent Alfieri, né à Rome en 1700, mort en 1767, était architecte; on lui doit la salle de spectacle à Turin.

Le prince de Bourbon, fils de Louis XIV, mort en 1711, a gravé à l’eau-forte deux vues du château de Saint-Germain-en-Laye, datées de 1677.

Le duc de Bourgogne, né en 1682, amateur français, a gravé le Parnasse et les neuf Muses, d’après Coypel.

Jean-Mathieu Mérian, peintre au pastel de l’école allemande, mort à Francfort en 1716, fut anobli par l’électeur de Mayence, dont il était conseiller aulique.

Joseph Melani, peintre d’histoire de l’école italienne, né à Pise et mort en 1747, était chevalier de l’Éperon d’or.

O.-H. de Tode, mort à Copenhague en 1756, a gravé le portrait de Frédéric III, roi de Danemark, d’après C. de Mander.

Le comte Richard de Burlington, pair anglais, mort en 1760, était architecte et a publié un des grands ouvrages de Palladio.

Le duc de Chevreuse, amateur français, mort en 1771, a gravé à l’eau-forte quelques paysages et une tête d’après Boucher.

Jean-Pierre Rivais, le jeune, peintre d’histoire de l’école française, mort en 1785, reçut le titre de chevalier. On a de lui une description des ouvrages de peinture et de sculpture qui sont dans l’hôtel de ville de Toulouse.

Mlle de la Bichardière a gravé à Paris, en 1785, quelques paysages et sujets d’après Leprince et Huet. Elle est morte en 1786.

De Montulé, amateur honoraire de l’Académie royale de peinture, mort en 1787, a gravé à l’eau-forte quelques fables de Lafontaine, d’après Boucher.

Joseph de Longueil, graveur du roi, né à Givet, mort en 1792, était d’une ancienne famille de Normandie.

Antoine-Joseph de Zalier d’Argenville, auteur d’un abrégé de la vie des peintres et amateur des beaux-arts, mort vers la fin du XVIIIe siècle. On a de lui divers petits sujets et paysages qu’il a composés et gravés à l’eau-forte.

Le chevalier Jérôme Troppa, peintre d’histoire de l’école italienne, florissait en 1700 et vécut peu de temps.

Le comte de Limeux, amateur français, a gravé, en 1700, plusieurs têtes de sa composition, dans le genre de Rembrandt.

Pierre Van der Banck est un excellent graveur flamand, florissant au commencement du XVIIIe siècle, issu d’une ancienne famille noble qui a fourni des bourgmestres à la ville de Bruges, aux XVe et XVIe siècles. Nous possédons de lui beaucoup de gravures qu’il exécuta à Londres, d’après le célèbre François Poilly, son maître.

Mlle de Hay, graveur, a donné, en 1706, un livre à dessins en trente-sept planches, d’après les plus belles têtes de Raphaël. La maison Hay est une des plus illustres de l’Écosse.

Le comte d’Eu, amateur français, a gravé en 1717, à l’eau-forte, une femme coupant du blé, dont il donna une épreuve au cabinet du roi Louis XV, pour le volume des amateurs.

Le chevalier Frédéric Bianchi, peintre d’histoire de la même école, naquit à Milan et florissait en 1718.

Le duc de Bourbon, amateur français, a gravé, en 1725, plusieurs têtes d’après les dessins du comte de Caylus,

Le comte de Clermont, prince du sang royal, a gravé, en 1730, quelques paysages dont il y avait des épreuves dans le volume des amateurs, au cabinet du roi Louis XV.

Le chevalier de Gricourt, amateur français, a gravé, en 1733, quelques paysages d’après Berchem.

Le marquis de Montmirail, amateur français, a gravé, en 1733, divers paysages de sa composition, dans le genre d’Albert.

Louis de Gravelle, conseiller au Parlement de France et amateur, a gravé, en 1735, deux nymphes, d’après Boucher. Il en déposa des épreuves au cabinet du roi Louis XV.

Dupin de Chenonceaux, amateur français, a gravé à l’eau-forte, en 1739, trois vues de son château, dont il avait déposé des épreuves au cabinet du roi Louis XV.

N. de Franquetot, marquis de Coigny, a gravé, en 1749, plusieurs vues du château de Vincennes, dont il mit des épreuves dans le volume des amateurs, au cabinet du roi Louis XV.

Louis de Nava, peintre-amateur de l’école espagnole, florissait en 1753. Il était chevalier de Saint-Jacques.

Mlle de Rohan-Soubise, devenue princesse de Condé, a gravé, en 1754, des enfants jouant avec un chien, d’après Soldini. Il en existait une épreuve dans le volume des amateurs, au cabinet du roi Louis XV.

Michel de Zabalza, peintre espagnol, chevalier et amateur, florissait en 1756.

G.-S. Harcourt, vicomte de Newenham, amateur anglais, a gravé, en 1760, plusieurs paysages mêlés de ruines, vues prises dans le comté d’Oxford.

Le chevalier de Pommard, amateur français, a gravé, en 1764, quelques paysages et fleurs, d’après Oudry.

Pujol de Montry, autre amateur français, a gravé, en 1764, plusieurs sujets de genre, d’après Watteau.

Mme la duchesse de Luynes a gravé, en 1769, plusieurs petits paysages.

Dona Marianne de Silva Bazan de Sarmiento, duchesse de Huescar et d’Arcos, peintre de l’école espagnole, reçue, en 1766, de l’Académie de Saint-Ferdinand, vivait encore en 1784.

Le comte de Bizemont, amateur, ayant résidé à Orléans, a gravé pour son agrément, dès 1786, divers sujets et paysages à l’eau-forte, au lavis et sur bois.

Le comte de Paroy a gravé, en 1786, en couleurs, une caverne servant de retraite aux voleurs, d’après France, de Liége.

De Montigny a gravé à Paris, en 1787, diverses pièces copiées de différentes estampes gravées à la manière pointillée anglaise, d’après Smith et autres.

De Saint-Moris, amateur, conseiller au Parlement de Paris, a gravé, en 1787, pour son agrément, diverses pièces au lavis, d’après plusieurs grands maîtres, dont les dessins originaux faisaient partie de sa riche et ample collection.

Le baron de Thiers, amateur français, vivant en 1790, a gravé divers petits sujets et paysages à l’eau-forte, d’après Boucher.

Le chevalier de Valory, amateur français, vivant en 1790, a aussi produit des gravures à l’eau-forte, représentant divers sujets et paysages, d’après Boucher.

Le comte de Melun, amateur du XVIIIe siècle, a gravé divers petits sujets d’après Berchem, Callot et autres maîtres.

Un sieur de Mongeroux, amateur du XVIIIe siècle, a gravé quelques eaux-fortes représentant des paysages, d’après Casanova.

Pierre-Joseph Gaillard de Longjumeau, amateur français de la fin du XVIIIe siècle, a gravé à l’eau-forte diverses estampes, entre autres un cahier des antiquités d’Aix. On a son portrait gravé par J. Balechou, d’après Van Loo.

Un sieur de Saint-Maurice, officier aux gardes françaises et amateur, a laissé quelques estampes gravées au burin, d’après Le Nain. Il exécuta ces pièces vers la fin du XVIIIe siècle.

Le comte Octavio Angarano, patricien de Venise, amateur des beaux-arts, a produit une gravure à l’eau-forte, d’après les tableaux qu’il avait peints pour l’église de Saint-Daniel.

Le chevalier d’Azincourt, de l’ordre militaire de Saint-Louis, fils de M. de Gagny, amateur, a gravé divers sujets et paysages à l’eau-forte, à l’imitation du lavis, du dessin et à la sanguine, d’après Boucher et autres maîtres.

De Billy, amateur français, a gravé, pour son agrément, plusieurs pièces à l’eau-forte, d’après Wouwerman.

Marguerite-Louise-Amélie de Lorme de Ronseray a gravé à l’eau-forte, sous Louis XV et avec beaucoup de goût, plusieurs études d’après Bouchardon et autres maîtres, entre autres celle d’une tête plus forte que nature, d’après le carton composé par Pierre, pour la chapelle de Saint-Roch, à Paris.

Mme la comtesse de Lubersac a gravé, pour son agrément, des oiseaux, d’après Madelaine Basseporte.

J. de Mahieu, amateur, a gravé plusieurs paysages, qui prirent place au cabinet des estampes du roi Louis XV.

De Montenaut, amateur français et éditeur des fables de Lafontaine, en 4 vol. in-folio, d’après les dessins d’Oudry, a gravé à l’eau-forte quelques petites fables.

Le comte de Tressan, amateur français, a gravé à l’eau-forte quelques paysages.

Le chevalier de la Vieuville a composé et gravé une suite d’aventures de chats, qu’il a dédiée à une princesse du sang des Bourbons.

Les peintres dont les noms suivent vivaient également au XVIIIe siècle:

Antoine Favray, Français, chevalier de Malte;

Charles-François Traverse, gentilhomme du marquis d’Ossun;

Le comte Dominique Schianteschi, de l’école italienne, né à Borgo San-Sepolcro;

Ferdinand San Felice, né à Naples d’une famille noble; enfin, le statuaire français, chevalier Lernin.

Le chevalier Joseph Petrini, peintre d’histoire de l’école italienne, naquit vers 1700 à Carono, dans les États de Lugano, et mourut vers 1780.

Auguste-Jean Roesel, peintre, graveur et naturaliste, né en 1705 à Augustenbourg, en Saxe, mort en 1759 à Nuremberg, où il s’était établi, a laissé une publication sur les insectes. Anobli, il porta le nom de de Rosenhof.

Carle Van Loo, célèbre peintre de l’école française, né à Nice en 1705, mort en 1765, fut créé chevalier par le roi de Sardaigne.

Le chevalier Joseph Bonito, de l’école italienne, peignit le portrait et l’histoire. Né à Castellamare en 1705, il est mort en 1789.

Le comte Pierre Rotari, de l’école italienne, né à Vérone en 1707, mourut en 1764 à Saint-Pétersbourg, où il avait été nommé peintre de la cour. Il était aussi graveur.

George-Michel Moser, peintre et orfèvre, né à Schafhouse en 1707, mort à Londres en 1783, fut anobli par le roi George III, ainsi que sa fille Marie, qui se distingua dans le genre des fleurs.

François-Octave Magnocavalli, comte de Varengo, né à Casal en 1707, mort à Turin vers 1788, était à la fois architecte et poète. On a de lui des dissertations sur l’architecture, et quelques tragédies.

Le chevalier Pierre de Verschaffelt, sculpteur flamand, naquit à Gand en 1710 et mourut en 1793 à Mannheim, où il était directeur de l’Académie des beaux-arts et premier sculpteur de la cour. En Italie il était connu sous le nom de Pietro Fiammingo.

Noël Hallé, peintre de l’école française et surintendant de la manufacture des Gobelins, fut créé chevalier de l’ordre de Saint-Michel. Né à Paris en 1711, il est mort en 1781.

Le comte François Algarotti, né en 1712, connu par ses écrits sur les arts, a dessiné et gravé pour son amusement une suite de treize têtes dans le goût antique, qu’il exécuta à Dresde.

Jean-François de Neuforges, sculpteur, architecte et graveur, né au diocèse de Liége, en 1714, a produit six volumes in-folio de différents projets d’architecture et de décorations intérieures de sa composition, qu’il a gravés lui-même. Au siècle dernier, cette famille a été honorée du titre de chevalier, aux Pays-Bas.

Joseph-Marie Vien, peintre et graveur, né à Montpellier en 1716, mort en 1809, reçut à Rome le cordon de Saint-Michel.

Charles-Michel-Ange Challe, peintre d’histoire, né à Paris en 1718, mort en 1778, était chevalier de l’ordre de Saint-Michel.

Le comte Jérôme dal Pozzo, architecte, né à Vérone en 1718, a cherché à remettre en honneur l’ornementation architecturale d’après les anciens, sur laquelle il a publié un ouvrage.

Lady de Greville, née à Londres en 1721, a gravé en 1758, pour son agrément, plusieurs paysages, d’après Saint-Rose.

La marquise de Pompadour, née à Paris en 1722, morte en 1764, a gravé un grand nombre de petits sujets, d’après des pierres gravées par Guy, qui forment un volume composé de soixante-trois planches, non compris le frontispice, et divers autres petits morceaux, d’après Boucher, Eiser et autres maîtres.

Sir Josué Reynolds, que les Anglais regardent comme leur premier peintre de portraits, fut honoré du titre de chevalier baronnet. Né en 1723 à Plympton dans le Devonshire, il mourut en 1792.

Ange-Laurent Lalive de Jully, frère de Mme d’Houdetot et introducteur des ambassadeurs, était peintre et graveur; né à Paris en 1725, il est mort en 1775.

Le duc de Chartres, né à Paris en 1726, a gravé, en 1736, quelques paysages à l’eau-forte, dont il se trouva quelques épreuves dans l’ancien cabinet du roi Louis XV (volume de MM. les amateurs).

Le comte Chiusole, né à Roveredo en 1728, mort en 1787, a écrit un traité sur l’art de la peinture.

Le chevalier de Fassin, peintre de paysage de l’école belge, naquit à Liége en 1728 et mourut en 1811.

Le chevalier Charles-Joseph Ratti, peintre d’histoire de l’école italienne, né à Gênes vers 1730, mort en 1795, est aussi auteur d’une biographie des peintres, sculpteurs et architectes de Gênes.

Le comte Othon de Calderari, architecte, né à Vicence en 1730, mort en 1803, a laissé deux volumes in-folio sur l’architecture.

Marcel Baciarelli, peintre d’histoire et de portrait de l’école italienne, né à Rome en 1731, mourut en 1818 en Pologne, où il reçut l’indigénat et des lettres de noblesse.

Ploos Van Amstel, amateur hollandais, né à Amsterdam en 1731, a gravé dans la manière du lavis (presque à s’y tromper), dix-huit morceaux, d’après les dessins de plusieurs célèbres maîtres hollandais, tels que Van Ostade, Metzu, Rembrandt, Berchem, etc., ce qui forme une suite d’estampes fort intéressante.

Le chevalier Jacques Thornill, peintre anglais, naquit en 1732 dans la province de Dorset.

Le marquis de Paroy, écrivain français, né en 1740, mort en 1824, a publié un précis historique de l’origine de l’Académie royale de peinture, sculpture et gravure.

Aney de Bourdeilie, amateur, né à Paris en 1741, a gravé à l’eau-forte, en 1758, plusieurs têtes et paysages, d’après Boucher, Le Prince et autres artistes.

Gertrude de Pélichy, peintre de l’école flamande, née à Utrecht en 1744, morte en 1825, vivait, depuis l’âge de dix ans, à Bruges, où existe aujourd’hui la famille noble du même nom. Elle peignait le portrait et les animaux.

Jean-Pierre Norblin de la Gourdaine, peintre et graveur de l’école française, né en 1746 à Misy, près de Sens, mort en 1830, fut peintre de la cour de Pologne et anobli par le roi Stanislas.

Don François Goya, peintre espagnol de l’école de Castille, né en 1746 à Fuendelodos en Aragon, mort à Bordeaux en 1832, avait été peintre particulier de Charles IV, roi d’Espagne.

Bernard Journu-Auber, comte de Tustal, né à Bordeaux en 1748, mort en 1815, forma une riche collection d’objets d’histoire naturelle et de tableaux, qu’il donna au Musée de sa ville natale.

Jacques-Louis David, célèbre peintre français, né à Paris en 1748, rendit d’abord un grand service à la scène dramatique, pour laquelle il dessina les costumes d’après les monuments et les écrits de l’antiquité et de la renaissance. Il fut un des peintres qui purent travailler pendant la terreur et rester en France sans être inquiété. Sous l’Empire, il fut créé chevalier et eut pour armes un bras tenant une palette. A la Restauration des Bourbons, il fut exilé pour avoir voté la mort de Louis XVI et se retira à Bruxelles, où il mourut en 1825.

Sir George Howard Beaumont, peintre moderne de paysage de l’école anglaise, est né en 1753 et mort en 1827.

Le baron Jean-Baptiste Regnault, peintre d’histoire de l’école française, chevalier des ordres de Saint-Michel et de la Légion d’honneur, naquit à Paris en 1754 et mourut en 1829.

Louis-François Cassas, peintre de paysage et architecte, inspecteur général des Gobelins, né en 1756 à Azay-le-Féron, dans l’Indre, mort en 1827, était chevalier de Saint-Michel et de la Légion d’honneur.

Le chevalier Gaspard Landi, peintre romain, naquit à Plaisance en 1756 et mourut en 1830.

Carle Vernet, peintre français de batailles et de chasses, né à Bordeaux en 1758, mort en 1836, était chevalier des ordres de Saint-Michel et de la Légion d’honneur.

Le chevalier André Appiani, peintre d’histoire de l’école italienne, naquit à Bosizio en 1761, et mourut en 1817. Il était chevalier de la Légion d’honneur.

Le baron Bacler d’Albe, peintre et ingénieur géographe, né en 1761 à Saint-Pol dans l’Artois, mort en 1824, fut nommé en 1813 chef du dépôt général de la guerre avec le grade de général de brigade.

Le chevalier Joseph-Pierre Bagetti, peintre de paysage de l’école italienne, né à Turin en 1764, mort en 1831, était décoré de la croix de Savoie et de la Légion d’honneur.

François-Xavier Fabre, peintre de l’école française, baron et décoré de plusieurs ordres, naquit en 1766 et mourut en 1837. La comtesse d’Albani, veuve du dernier des Stuarts, qu’il avait épousée, lui ayant légué toute sa fortune, il l’employa à fonder à Montpellier, sa ville natale, le Musée qui porte son nom.

Le comte Léopold de Cigognara, ministre de la république cisalpine et président de l’Académie des beaux-arts de Venise, né à Ferrare en 1767, mort en 1834, a laissé, entre autres ouvrages, une histoire de la sculpture.

Sir Thomas Lawrence, célèbre peintre de portrait de l’école anglaise, né à Bristol en 1769, est mort en 1830, à Londres, où il fut président de l’Académie royale des beaux-arts. Ses portraits de grandeur naturelle ne se payaient pas moins de 500 guinées.

Le chevalier Pierre Benvenuti, peintre d’histoire, né à Arezzo en 1769, fut directeur de l’Académie de Florence.

François Gérard, peintre français pour l’histoire et le portrait, fut créé baron et décoré de la Légion d’honneur. Il naquit à Rome en 1770 d’un Français et d’une Italienne, et mourut à Paris en 1837.

Le baron Antoine-Louis Gros, peintre d’histoire français, né à Paris en 1771, appartient à la grande épopée du premier empire. La critique de son Diomède lui causa un tel chagrin qu’il se donna la mort en 1835.

Les deux frères de Kügelgen, jumeaux, naquirent en 1772, à Bacharach près de Coblence, d’une famille noble. Gérard, peintre d’histoire, fut assassiné par un voleur de grande route près de Dresde en 1820, et Charles, paysagiste, mourut en 1832 à Reval en Esthonie. Ils avaient épousé deux sœurs d’une famille esthonienne.

Le baron Pierre-Narcisse Guerin, célèbre peintre français, chevalier de l’ordre de Saint-Michel, naquit à Paris en 1774 et mourut en 1833.

Louis-François Lejeune, peintre de batailles de l’école française, né à Strasbourg en 1775, était maréchal de camp d’état-major, chevalier de Saint-Louis et commandeur de la Légion d’honneur.

Le chevalier Joseph Bossi, peintre d’histoire et écrivain, né en 1777 à Arsisio en Lombardie, mourut en 1815.

Le comte Louis-Nicolas-Philippe-Auguste de Forbin, peintre moderne de l’école française, né en 1779 à La Roque, département des Bouches-du-Rhône, mort en 1841, était directeur des musées royaux.

Auguste Boucher, baron Desnoyers, né à Paris en 1779, est connu comme dessinateur et graveur au burin.

Le baron Ferdinand de Lutgendorff, peintre moderne de l’école allemande, né à Wurtzbourg en 1785, est aussi graveur à l’eau-forte.

Le baron Pierre Von Cornelius, peintre d’histoire, est né en 1786, en Prusse, où il exécuta des fresques pour les portiques du cimetière royal (campo santo), composées de trois grands sujets allégoriques, vrais chefs-d’œuvre de conception religieuse. Cornelius fut également recherché par les cours de Berlin et de Munich. Feu le roi Louis de Bavière lui commanda, entre autres, des fresques pour la glyptothèque de sa capitale, reproduisant l’enlèvement d’Hélène, le sacrifice d’Iphigénie et la destruction de Troie, ornant la salle des héros. Diverses compositions furent aussi exécutées pour l’église de Saint-Louis à Munich. Dans un moment de piétisme, feu le roi de Prusse demanda à Cornelius un carton devant représenter l’attente du jugement dernier.

Charles-Édouard Leprince, baron de Crespy, peintre de l’école française moderne, est né à Paris en 1788.

Le baron Fréderic-Guillaume de Schadow-Godenhaus, directeur de l’Académie royale de Dusseldorf, né à Berlin en 1789, est mort il y a quelques années à un âge très-avancé et peut être considéré comme le fondateur de l’Académie, qu’il conduisit si longtemps aux succès et à une réputation européenne. L’œuvre de Schadow est répandu dans toute l’Allemagne.

Le baron Alexandre de Schoenberg, peintre de l’école allemande moderne, est né à Dresde en 1792.

Jules Schnorr von Karolsfeld, directeur de l’Académie de Dresde, né en 1794, est un des plus remarquables peintres à fresques de l’Allemagne. Son frère, Louis-Ferdinand Schnorr von Karolsfeld, peintre d’histoire, est né en 1788 ou 1789.

Sir W.-J. Newton, peintre en miniature de l’école anglaise moderne, né en 1795 à Halifax dans la Nouvelle-Écosse, est mort en 1835.

Electrine Stuntz, baronne de Freyberg, peintre de l’école allemande moderne, est née à Strasbourg en 1797.

Louise-Rose-Julie Duvidal de Montferrier, comtesse Huyos, peintre de l’école française moderne, est née à Paris en 1797.

Mme Marie-Louise-Jeanne Delvaux de Saive, née T’Kint de Roodenbeke, élève de Voordecker père, fut peintre amateur. Elle exposa en 1824 deux tableaux de fruits et un portrait en grandeur naturelle. Depuis, elle peignit des fruits sur marbre. Née à Bruxelles en 1801, elle y mourut en 1836.

De La Vallée-Poussin, peintre d’histoire de l’école française, mort en 1805, était chevalier de l’ordre de Malte.

Akimoff, le peintre russe, mentionné à la page 34, mort en 1814, était décoré de l’ordre de Saint-Vladimir.

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16 января 2025
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230 стр. 1 иллюстрация
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4064066307509
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